Semaine difficile à Wall Street, ponctuée par l'intervention du président de la Réserve fédérale devant le Congrès. Comme à l'accoutumée, son discours se prêtait à diverses interprétations, Wall Street en a choisi une pessimiste, anticipant une prochaine hausse des taux directeurs. En fait, M. Greenspan a simplement indiqué que la Réserve fédérale agirait «promptement et avec vigueur si des signes de tensions inflationnistes devaient faire surface».

Rien de nouveau sous le soleil donc, mais les craintes concernant l'évolution des taux, passées au second plan dans l'euphorie des publications des résultats trimestriels, sont revenues sur le devant de la scène. Il va sans dire que les prochaines statistiques, notamment l'indice du coût de la main-d'œuvre et la croissance du PIB, sont attendues avec intérêt.

Les résultats trimestriels méritent tout de même que l'on s'y attarde, la semaine ayant été très riche en publications. Nous nous limiterons au domaine de la consommation, où les performances des différents acteurs sont très contrastées. Après les résultats mitigés publiés par Gillette et Coca-Cola à la mi-juillet, en raison des difficultés dans de nombreuses régions du monde et des frais de marketing conséquents, ceux de Colgate et de PepsiCo ont agréablement surpris. Le géant du dentifrice a encore une fois prouvé sa capacité à gérer la crise des marchés émergents tout en améliorant ses marges.

De son côté, PepsiCo a révélé le potentiel de sa nouvelle structure, plus axée sur les snacks, et de ses initiatives stratégiques. Du côté des loisirs, Walt Disney souffre toujours de faiblesse dans le «merchandising» ainsi que d'un taux d'audience académique sur ABC. A l'opposé, Time Warner affiche une santé éclatante dans toutes ses divisions, et fusionne dans la foulée ses activités de vente de musique par catalogue avec le site Internet CDNow.

*Lombard Odier & Cie.