Numéro deux sur le marché des transports de colis, loin derrière La Poste helvétique, DPD Suisse a annoncé vendredi une alliance avec l'Union Suisse des Papetiers (USP) pour développer le segment grand public du transport de colis, un marché libéralisé depuis le 1er janvier. A partir de l'automne 2004, les entreprises et les particuliers pourront confier des colis à expédier à l'un des commerces de papeteries agréés en Suisse alémanique et au Tessin. «Un accord est en voie d'être conclu avec un autre groupement pour la Suisse romande» a précisé vendredi à Zurich Jean-Noël Rey, le directeur général de DPD Suisse, rattaché au groupe allemand DPD, lui-même contrôlé par Géopost, la société holding des filiales colis et logistique de la Poste française.

Une vingtaine de magasins pilotes doivent d'abord faire l'objet d'une phase d'évaluation. Le nombre de points de ventes doit ensuite être porté à 300 dès le printemps 2005. «En contrepartie, les membres de l'USP, confrontés à une baisse des marges, voient s'ouvrir de nouvelles possibilités d'affaires», estime de son côté Christoph Meier, son président.

Faut-il voir dans ce rapprochement une riposte à La Poste suisse qui vend des articles de papeterie à ses guichets? «Non», répond Christoph Meier. Ce dernier estime que DPD Suisse a présenté l'offre la plus intéressante. Jean-Noël Rey fait valoir de son côté qu'à la différence par exemple des supermarchés, les commerces de papeteries présentent l'avantage d'être déjà familiarisés avec le traitement des colis.