Chaque semaine qui passe nous confirme qu'il est impossible de déterminer un scénario sur les marchés financiers. Le manque de visibilité dont souffrent les places boursières ne fait qu'amplifier l'aversion aux risques des investisseurs. Dans ce contexte, les entreprises ne sont pas mieux loties et sont désormais incapables de donner des prévisions fiables sur la marche de leurs affaires au-delà de trois semaines. La mésaventure de Nortel en est le meilleur exemple.

Dans cette période de publication des résultats, les vertus défensives du marché suisse devraient lui permettre encore une fois de tirer son épingle du jeu et de répondre aux attentes du marché.

La conférence donnée par Novartis aux analystes financiers a amené un peu de sérénité dans cette tourmente et, chez le géant bâlois, l'avenir est sous contrôle, grâce notamment à l'apport de nouveaux produits. Les annonces faites par ABB et Zurich Financial Services n'ont en revanche pas rencontré d'échos favorables. Bien plus que les chiffres en demi-teinte réalisés en 2000, les investisseurs ont surtout sanctionné une certaine lacune dans la communication de ces chiffres. En effet, les commentaires publiés par Zurich FS ces derniers mois ne laissaient pas présager que de lourdes charges seraient comptabilisées et qu'elles pénaliseraient les résultats du groupe en 2000. La soudaineté de cette annonce a sérieusement frappé le cours de l'action.

La modification des normes comptables de la société ABB a semé le doute chez les analystes financiers, qui ce sont retrouvés devant des états financiers difficiles à interpréter. Là aussi, la sanction a été immédiate, le titre est revenu au niveau qui était le sien au premier semestre 1999.