Non moins de sept sociétés du SMI s'étaient donné rendez-vous en cette fin de mois d'août pour harceler la communauté financière par leurs résultats semestriels. Le SMI aura finalement enregistré une faible hausse de 0,6% sur la semaine, affichant une certaine indifférence face à cette surabondance de nouvelles, sur lesquelles il convient de revenir brièvement.

En dépit de bons résultats opérationnels, UBS a annoncé une baisse des actifs sous gestion de ses divisions Private banking et Gestion institutionnelle qui a laissé un goût amer. De même, bien que le management de SAirGroup ait maintenu ses objectifs pour 2000, sa division SAirLines aura souffert de la hausse des prix du carburant, alors que le groupe s'empêtrait dans une situation inextricable avec Air Liberté en France.

Nestlé a favorablement surpris le marché par une forte accélération de sa rentabilité au premier semestre. Les investisseurs ont salué cette performance par une hausse, assez rare pour être soulignée, de près de 7% sur la semaine. Les résultats de Swatch Group auront quant à eux été marqués par les détails fournis par le management sur son ambitieux programme d'investissements dans son appareil de production, ses réseaux de distribution et sa division Systèmes électroniques. Au rang des bonnes surprises, mentionnons en outre la croissance de 9% publiée au deuxième trimestre par la division pharmaceutique de Novartis, à laquelle le marché a favorablement réagi.

La grosse déception de la semaine aura été, mais c'est presque devenu une habitude, la piètre progression de la rentabilité de Sulzer Industries, dont on peut se demander si elle n'est pas devenue totalement hermétique aux continuelles tentatives de restructuration entreprises depuis tant d'années. Pourtant, les changements structurels promis par le nouveau président du conseil d'administration, Ueli Roost, et l'embellie conjoncturelle devraient permettre au groupe de voir l'avenir avec optimisme.

* Lombard Odier & Cie