La bourse de Tokyo a clôturé la semaine dernière sur un nouveau bond de 2,8%. L'indice de référence Nikkei 225 a progressé de 360,57 points à 13 214,54 points. Les investisseurs se sont jetés sur les valeurs technologiques à la suite d'une nette reprise la veille du Nasdaq à New York. Selon l'agence Bloomberg, le marché japonais pourrait reprendre du poil de la bête dès ce lundi du fait d'un regain d'activité sur des titres comme Toshiba, ou d'autres valeurs phares de l'industrie de l'informatique. Le marché est persuadé que ces titres sont tombés plus bas qu'il ne le fallait pour refléter leurs perspectives bénéficiaires mitigées.

Ces entreprises sont aussi aidées par la faiblesse du yen qui a perdu 7% de sa valeur contre le dollar depuis le début de l'année. Les ventes des industries exportatrices japonaises sont particulièrement stimulées par la faiblesse de leur devise. Par ailleurs, les investisseurs vont examiner certaines statistiques économiques qui seront publiées cette semaine. Mardi, l'indice de production industrielle de février sera rendu public. Vendredi, ce sera au tour des chiffres sur les dépenses de consommation des ménages japonais. Et certains fonds de placement arrivés récemment sur le marché pourraient acheter massivement et ainsi supporter la Bourse.

Pourtant, l'atmosphère est toujours lourde dans l'industrie financière japonaise. Ainsi, la banque japonaise Asahi Bank a annoncé vendredi qu'elle prévoit une perte nette de 10 milliards de yens sur l'exercice se terminant fin mars en raison des faibles performances de ses débiteurs liées au ralentissement économique. Elle a précisé qu'elle va accroître à 310 milliards, au lieu de 200, ses provisions pour créances douteuses pour l'année.

Pour diminuer son exposition aux turbulences boursières, Asahi va encore liquider les deux tiers de son portefeuille boursier par rapport au montant de 2000 milliards de yens investi sous cette forme à la fin septembre 2000. En outre, elle va accélérer son plan de restructuration et va notamment revoir radicalement son projet concernant ses filiales étrangères qui était de conserver sept branches d'ici mars 2003.