Deux cents millions de dollars, c’est la perte qu’a subie ABN Amro en mars, alors que les marchés connaissaient des secousses d’une magnitude historique. Un client à qui la banque néerlandaise avait prêté de l’argent n’a pas pu répondre à un appel de marge. C’est-à-dire que ce client n’a pas pu fournir davantage de fonds pour compenser des positions perdantes. Ce genre d’incident – celui d’ABN Amro est d’une ampleur extraordinaire – se produit fréquemment lors des forts mouvements de marché. Les principales banques suisses ont reconnu que les appels de marge ont connu un pic en mars, selon Finews. A Genève, un cas a fait beaucoup parler sur la place financière ces dernières semaines. Opposant actuellement la banque Syz, le gérant de fortune indépendant Compass Finance et des clients de ce dernier, ce dossier illustre les difficultés à gérer ces épisodes de stress extrême et la complexité d’établir les responsabilités, ou même l’ampleur des pertes.

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