Wall Street limitait ses pertes mardi en fin de séance après avoir joué à une incroyable partie de yo-yo. L'indice DJIA clôturait en baisse de –0,42% à 11 175,05 points et l'indice composite Nasdaq perdait –1,77% à 4148,90 points. Tous deux avaient chuté de plus de 500 points en cours de séance.

Les Européens, qui n'avaient pas fermé l'œil de la nuit, suivaient en toute logique la tendance américaine dès les premières minutes. A noter que la Bourse de Londres rencontrait de sérieux problèmes techniques. Elle restait muette durant toute la journée, et tant mieux pour elle, car la suite de la journée ne nous réservait pas de bonnes surprises. Mercredi à midi, on ne pouvait que constater l'ampleur des dégâts, tous les secteurs pointant à la baisse. Une fois de plus, la Nouvelle Economie était la plus touchée, avec en tête le secteur des médias (–6,4%), la technologie (–6,2%) et les télécommunications (–4,8%).

Parmi les sociétés les plus touchées en Europe, on trouvait en première ligne un bon nombre de titres de la nouvelle économie, avec notamment Sagem (–14%), Thomson et Allianz (–13%), Canal Plus (–11%), Cap Gemini (–10%), Club Méditerranée (–8%). A l'inverse, rares étaient les titres à la hausse dans ces marchés baissiers. On notait toutefois les bonnes performances de Alstom (+11%), Hachette Filipachi (+9%), Thomson Multimédia (+8%) ou encore ASM Lithography (+6%).

En Allemagne, dans un communiqué de presse au ton exceptionnellement dur, la Dresdner Bank accusait la Deutsche Bank d'être responsable de l'échec de leur fusion. La Dresdner Bank annonçait que son directoire avait décidé «à l'unanimité» de rompre les négociations en cours sur la fusion de ce qui devait devenir la plus grande banque de monde.

Les quelques rares nouvelles financières de la journée ne détendaient pas les investisseurs qui, au retour du déjeuner, attendaient patiemment l'ouverture de New York.

En effet, sans pitié, les marchés outre-Atlantique baissaient dès les premières minutes de cotation, le Nasdaq affichant dès l'ouverture la tendance avec une chute de plus de 3%. A la clôture, l'Euro Stoxx, principal indice européen, terminait en forte baisse à – 2,5%.

La France menait la parade avec une baisse de – 3%, suivie de l'Allemagne (–2,6%), de l'Italie (–2,8%), de l'Espagne (–1,8%). La Suisse fermait la marche avec – 1,5%.