La semaine dernière terminait sur une note peu encourageante alors que tous les indices européens reculaient substantiellement. Seul l'indice américain, le Dow Jones Industrial, finissait la semaine en très légère hausse. Sur le marché des changes le dollar ne parvenait pas à repasser la barre des 1,50 franc suisse pour un dollar, franchie brutalement il y a quelques jours. Le billet vert avait flirté il y a peu avec un niveau de 1,60 franc pour un dollar. L'euro quant à lui restait très stable face au franc suisse, à 1,60, alors qu'il repassait la barre des 1,07 dollar par euro la semaine passée déjà.

Tôt hier matin, les marchés asiatiques clôturaient sur des notes mitigées. En effet, le Japon se mettait au diapason avec le marché de Singapour, puisque les deux places terminaient avec 0,62% de hausse. En revanche, le marché de Hong Kong subissait toujours les pressions de l'économie chinoise et terminait en fort recul de plus de 1,5%. Dès le début de la journée, les indices boursiers européens ont été bien orientés et pour la plupart dépassaient 1,5% de hausse dès la fin de la matinée. Seule la Suisse traînait un peu la patte avec une progression de 0,17% en fin de journée.

Le président du conseil d'administration d'Elf Aquitaine déclarait qu'il voudrait considérer une offre de fusion avec son rival TotalFina, si cette dernière acceptait de vendre les unités combinées des activités chimiques. Les dirigeants de Total avaient déjà annoncé qu'ils souhaitaient garder les activités chimiques du nouveau groupe. En conséquence, les titres des deux sociétés se comportaient bien. Le titre de TotalFina franchissait la barre des 4% alors qu'Elf restait juste en dessous.

Une autre nouvelle marquante émanait du transporteur aérien britannique British Airways qui voyait son bénéfice avant impôts pour le premier trimestre fondre de près de 85%, en raison principalement de la guerre des prix qui sévit dans ce secteur. Un autre coup dur pour la compagnie est la baisse des ventes de billets dans les classes business et première. Ce résultat est le pire enregistré depuis sept ans. British Airways refusait de donner un chiffre pour le bénéfice net des opérations mais annonçait dans la foulée qu'elle s'attendait à des pressions supplémentaires sur les marges pour le deuxième trimestre de l'année. Cependant, le titre se comportait bien avec une progression de plus de 1,5%.

Plus à l'est, c'est la nouvelle du limogeage du premier ministre russe et a fortiori de son gouvernement qui a constitué la principale attraction du marché boursier russe. En effet, un peu plus d'une semaine après avoir sécurisé un nouvel emprunt et reporté le paiement de plusieurs milliards de dette publique, c'est l'ancien directeur du KGB, Vladimir Poutine, qui siégera à la place de Sergueï Stepachine. Le rouble tombait de plus de 2% face au dollar alors que l'indice moscovite clôturait en recul de près de 1,5% après avoir été secoué par un violent séisme, qui l'avait fait reculer jusqu'à 11%.

A l'heure de la clôture des marchés européens, la Bourse de Wall Street, après un départ hésitant, s'orientait à la hausse en atteignant 0,25% pour le DJ Industrial et 0,35% pour le S & P 500. La meilleure performance de la journée se trouvait sur le marché espagnol, où l'indice Ibex progressait de plus de 2%. A l'inverse, c'est Londres qui réalisait la moins bonne performance en restant quasiment inchangé. A titre de comparaison, l'indice eurostoxx 50 progressait de 1,16%.