La Bourse de Londres a terminé mercredi en hausse, mais l'influence positive du bon départ des marchés américains a été bridée, notamment par le recul des valeurs des télécommunications. A la fermeture du marché, l'indice Footsie des 100 principales valeurs gagnait 11,7 points à 6391 points, soit une progression de 0,18% par rapport à la veille. L'indice techMARK des 100 principales valeurs technologiques perdait 7,96 points à 3567,38 points, soit –0,22%. Le volume des échanges était estimé en fin de séance à 1,52 milliard d'actions. Quarante-sept valeurs ont terminé en hausse et cinquante en baisse.

Le marché attend jeudi une décision du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre. Une courte majorité d'analystes s'attend à un maintien à 6% mais plusieurs prévoient un relèvement d'un quart de point pour s'assurer contre toute tension inflationniste.

Parmi les principales hausses, Baltimore Technologies (logiciels de cryptage) profitait de l'annonce de résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre et grimpait de 7,2% à 694 pence. Royal Bank of Scotland surfait toujours sur ses résultats semestriels de la veille, les premiers depuis l'intégration de NatWest, qui ont été très bien accueillis par le marché. Le titre gagnait 6,4% à 1245 pence. Quant à la banque Barclays, elle avançait de 4,6% à 1615 pence. Le groupe pétrolier BP gagnait 4,1% à 597 pence, profitant de bons résultats annoncés dans le secteur aux Etats-Unis ainsi que de la reprise des cours du pétrole. Le groupe d'électromécanique Invensys montait de 5,6% à 260 pence, sur des avis favorables de courtiers après l'acquisition de la société de logiciels néerlandaise Baan.

En revanche, les valeurs des télécommunications reculaient. Energis perdait 4,2% à 507 pence. Vodafone, la plus grosse valeur du Footsie, reculait de 3,4% à 278 pence. BT perdait 1,8% à 869 pence.

Toujours parmi les pertes de la journée, la banque Standard Chartered chutait de 10,3% à 852 pence après l'annonce de ses résultats semestriels et un plan de restructuration prévoyant la suppression de 5000 emplois nets sur deux ans. Malgré la hausse affichée des bénéfices, les analystes s'inquiétaient de leur solidité et plusieurs se préparaient à réduire leurs prévisions pour l'année.

L'assureur CGNU reculait de 6,2% à 3859 pence après avoir annoncé un recul de son bénéfice au premier semestre. BAE Systems (aéronautique, défense) perdait 6,2% à 424,75 pence sur des avis de courtiers. Marconi (équipements de télécommunications) abandonnait 4,4% à 1027 pence alors que s'estompaient les rumeurs d'offre par Cisco.

AFP