Lundi, New York débutait la semaine en légère baisse. A nouveau on observait sur le marché américain des prises de bénéfices importantes notamment sur les grandes valeurs qui composent l'indice de référence.

Les valeurs technologiques souffraient également de sévères prises de bénéfices tirant ainsi une nouvelle fois l'indice Nasdaq à la baisse. Toutefois, depuis le début de l'année le Nasdaq affichait toujours un fier 7,5% de hausse contre à peine 1% pour le Dow Jones Industrial.

Les Bourses asiatiques terminaient sur des notes diverses. Alors que Tokyo et Singapour enregistraient des baisses entre 1 et 2%, le Hang Seng, montait de plus de 1%, la Bourse malaisienne, après avoir connu une forte baisse dans la journée de lundi, s'est bien reprise en terminant en hausse de plus de 4%.

Menaces de ralentissement

Sur le marché des changes, le dollar restait quasiment inchangé face au yen, maintenant un gain de plus de 2% pour les deux derniers jours. Le dollar se traitait contre 114 yens alors qu'après avoir atteint le plus bas niveau de sa jeune vie dans la journée de lundi en se traitant à 1,1217 dollar pour un euro, l'euro profitait d'une hausse de l'emploi allemand pour s'établir à 1,13 dollar. Cette augmentation a cependant manqué de rassurer les investisseurs sur la mauvaise santé de la croissance européenne.

Pression des marchés obligataires

En effet, peu après l'annonce de la diminution du nombre de demandeurs d'emplois en Allemagne, des analystes faisaient savoir que cela ne serait certainement pas suffisant à éviter un ralentissement de l'économie européenne.

La pression des marchés obligataires se fait sentir de plus en plus sur les marchés européens. En effet, la substantielle hausse des taux à long terme américains laisse les investisseurs très frileux, ce qui se reflète une nouvelle fois sur les principales valeurs de notre indice de référence européen, l'eurostox 50.

Les compagnies de télécommunication baissaient pour un deuxième jour consécutif, suite notamment à une compétition croissante qui en exerçant une très forte pression sur les bénéfices futurs, poussent les compagnies à des stratégies de prix plus agressives.

C'est ainsi que France Télécom annonçait une diminution des prix de ses communications longues distances ainsi qu'internationales de 10%. Cette décision intervient alors que les parts de marchés du géant français de la téléphonie se sont partiellement évaporées ces derniers mois.

France Télécom va également proposer des prix réduits afin de concurrencer une offre faite par son rival Cegetel. Le titre perdait plus de 4% hier à la *ourse de Paris.

Mannesmann et Deutsche Telecom en baisse

Parmi les autres titres des télécommunications nous pouvions noter la forte baisse de Mannesmann (–5%) et Deutsche Telecom (–4%). D'autres anciens monopoles souffraient de la pression exercée sur les prix. British Telecommunication perdait plus de 2,5%, Telecom Italia plus de 2%.

Le prix du baril de pétrole a perdu 10% depuis le début de la semaine passée. Cette chute est principalement due à une augmentation des stocks aux Etats-Unis, puisque le pays connaît un hiver très doux, malgré les fortes intempéries du nord du pays au cours du mois de décembre. La société française Elf perdait plus de 5%.

Il n'y avait pas que des baisses au cours de cette journée. Certaines pharmaceutiques comme l'anglaise SmithKline qui annonçait qu'elle voulait vendre ses laboratoires de test américains ainsi que son unité de distribution de médicaments pour 2 milliards de dollars afin de se concentrer sur les médicaments. Le titre affichait la meilleure performance de l'indice anglais en progressant de plus de 5%.

A la clôture les marchés européens n'avaient malheureusement pas changé de tendance. La plus forte baisse était enregistrée par le marché français avec près de 2,5% de baisse alors qu'à l'autre extrémité nous trouvions le FTSE anglais avec un recul d'un peu moins de 1%. A l'heure de la clôture européenne, le marché américain ne semblait guère se porter mieux, puisque le Dow Jones perdait plus de 1,2% tandis que le Nasdaq affichait quant à lui un recul plus sévère de l'ordre de 2,5%.