Hier à la clôture, le Dow Jones finissait en très légère hausse de 0,1% tandis que le S & P 500 et le Nasdaq terminaient en baisse de respectivement 0,3 et 0,1%. Ce sont surtout les valeurs technologiques qui ont subi de très fortes prises de bénéfices après les bonnes performances des jours précédents. L'Asie ne prenait pas un chemin haussier puisque le Nikkei perdait 0,5% en fin de séance, tout comme le Hang Seng de Hongkong. Seule note positive de la région, Singapour clôturait en hausse de plus de 0,5%. Sur le marché des changes, le dollar baissait un peu après avoir côtoyé la barre des 1,59 contre le franc suisse dans la journée de lundi pour repasser en dessous des 1,58 dans la nuit. L'euro quant à lui touchait son plus bas historique à 1,011.

Les places européennes dégringolaient en début de séance alors que les investisseurs réagissaient d'une manière mitigée aux signaux des marchés américains. Le CAC 40 par exemple perdait très vite plus de 1% avant de se reprendre quelque peu. Le marché allemand, reculait très sensiblement en raison notamment de ventes massives d'investisseurs professionnels, essentiellement sur les titres bancaires. Par exemple, Dresdner perdant près de 5% après avoir gagné plus de 40% depuis début juin. Deutsche Bank abandonnant quant à elle près de 3%. Le titre avait progressé de plus de 20%.

Parmi les titres composant l'EuroStoxx, Philips se distinguait avec une progression impressionnante de plus de 4% dans un marché orienté à la baisse. En effet, deux éminents analystes européens recommandaient le titre à l'achat. L'Espagne souffrait des nouvelles en provenance d'Argentine en perdant près de 2% à l'approche de la clôture. Le gouvernement argentin se trouve une nouvelle fois sur la sellette alors que les rumeurs d'une éventuelle dévaluation se faisaient à nouveau entendre. En effet, les prévisions d'une convalescence plus longue qu'attendu de l'économie argentine sont les causes de ce nouvel état d'inquiétude sur les marchés. L'indice argentin a déjà perdu près de 15% depuis une semaine, dont 8,7% pour la seule journée d'hier. Rappelons que l'année passée, c'était le Brésil qui se trouvait dans une situation assez similaire.

Au fil de l'après-midi, les performances ont définitivement sombré dans les chiffres rouges sur toutes les places européennes. A l'ouverture, Wall Street enregistrait une baisse de près de 1%. Paradoxalement, les sociétés annoncent des résultats au-dessus des attentes des analystes, et cependant les cours de la plupart des titres baissaient. La raison tient essentiellement au fait que les Etats-Unis commercent énormément avec l'Amérique latine et que si celle-ci devait entrer en récession, les prévisions seraient alors revues fortement à la baisse.

Une note positive tout de même pour terminer. Les actionnaires de Rhône Poulenc ont accepté la fusion avec le géant allemand Hoechst, préparant ainsi le terrain pour ce qui deviendra le plus grand groupe pharmaceutique mondial. Les actionnaires de la firme allemande voteront quant à eux jeudi. L'allemande progressait de plus de 3% alors que la française reculait légèrement en fin de séance de 0,64%. A la clôture, toutes les places européennes se tenaient dans un mouchoir de poche avec des reculs allant de 1,9% pour le marché espagnol et 1,3% pour le marché allemand. A titre de référence l'EuroStoxx clôturait en repli de 0,7%.