Les désordres financiers japonais inquiètent les marchés européens sensibles eux aussi aux problèmes de liquidités. Surabondantes, elles ont nourri l'engouement pour les valeurs de haute technologie, se sont taries et accentuent maintenant des difficultés de financement qui aggravent la crise de débouchés des télécommunications, acteur dominant de cet ensemble en Europe. Non seulement le marché du portable atteint une certaine maturité, mais de plus l'arrivée d'une nouvelle technologie incite à attendre sa mise en place. Les difficultés financières notoires des prestataires de services téléphoniques rendent

cependant ce virage particulièrement problématique.

La recherche de placements défensifs peut pousser dans des retranchements regrettables. La consommation est soumise ainsi à une concurrence accrue. La pharmacie connaît une crise de croissance et son évaluation reste très élevée. Surtout l'assurance, fortement liée à la gestion d'actifs ces dernières années, se retrouve maintenant exposée aux risques de ces marchés qui ont gonflé précédemment les résultats. Les prévisions économiques pessimistes ont maintenu par contre certaines valeurs à forte visibilité sous pression alors qu'auparavant elles étaient défavorisées par leur appartenance à la vielle économie.

Outre les classiques Saint Gobain ou Air Liquide peu sensibles aux cycles, une partie du secteur des biens d'équipement mérite plus d'attention. Le pessimisme actuel les pousse vers le bas alors que l'accentuation de la pente des taux leur est traditionnellement favorable. Il faut se concentrer sur les valeurs qui dominent sans ambiguïté leurs technologies, telles Schneider, Rolls Royce ou Metso.