A New York mardi soir, le Dow Jones terminait quasiment inchangé à 11 175 points. Le dollar s'échangeait contre 120,4 yens. L'euro fait grise mine face au billet vert. La déclaration d'un conseiller économique du gouvernement allemand sur le risque que l'euro tombe à 90 cents a fait baisser la monnaie européenne à 1,021 dollar.

Mercredi 14 juillet au matin, les marchés européens ouvraient à la hausse. Après un léger essoufflement à la mi-journée, ils reprenaient leur tendance haussière plus tard. De bonnes nouvelles venaient des Etats-Unis au début de l'après-midi; les chiffres de l'indice des prix à la consommation laissaient apparaître en juin une baisse et non une reprise de l'inflation redoutée. Pas de hausse des taux d'intérêt à craindre.

Le secteur automobile en tête

Parmi les sociétés en tête du peloton en Europe hier figuraient les fabricants automobiles. Le courtier américain Goldman Sachs a revu positivement son opinion sur le secteur, la passant de «négative» à «neutre». La hausse de la demande a conduit les producteurs allemands à augmenter leur production en juin de 6%. Même image outre-Atlantique, puisque Ford annonçait des profits aux Etats-Unis pour le second trimestre bien plus hauts qu'attendu. Pour le second constructeur automobile du monde, ce deuxième trimestre aura été le meilleur depuis vingt et un ans. Conséquence, les titres européens du secteur s'envolaient: Fiat prenait 4,11%. DaimlerChrysler 0,19%.

Autres sociétés gagnantes: les pétrolières. Le prix du baril atteignait en ce milieu de semaine son plus haut niveau depuis vingt mois. La décision prise par l'OPEP au début du printemps de réduire la production afin de faire remonter les prix semble respectée. Royal Dutch gagnait 1,13%, Eni 0,96%.

Dans le secteur des télécoms, Nokia gagnait 2,17%, dans la foulée d'une annonce d'une autre société phare du secteur, Motorola, de résultats meilleurs qu'attendu pour le deuxième trimestre. Si la société allemande Siemens, qui veut tripler sa production de téléphones portables cette année, profitait de l'appel d'air pour monter de 3,69%, Ericsson faisait, elle, les frais des bons résultats de Nokia et Motorola. Les investisseurs craignent que la croissance des parts de marché des deux grands se fasse au détriment de la société suédoise. Le titre perdait 2,57%. Mannesmann annonçait des réductions conséquentes de prix pour les abonnés de son unité de téléphonie fixe. Le titre gagnait 2,52%.

A la clôture, l'indice de référence Euro Stoxx 50 terminait en hausse de 0,38% à 3920,5 points.