A New York mercredi soir, le Dow Jones terminait en très léger recul de 0,24% à 11 148 points. L'indice des valeurs technologiques, le Nasdaq gagnait 1,4%, poursuivant la formidable ascension que cet indice a engagé fin juin. Du début de l'année au 25 juin, cet indice était monté de 15%; depuis, le Nasdaq a pris 10%! La Bourse japonaise gagnait jeudi matin un petit 0,4%. L'indice Nikkei continue cahin-caha sa remontée des profondeurs de la crise commencée en automne 1997 et qui fit plonger l'indice l'été dernier. Depuis janvier, l'indice phare japonais a déjà repris 32%. Actuellement, à 18 431 points, le Nikkei est remonté à son niveau de septembre 1997. Après plusieurs jours de baisse sur fond de prises de bénéfices et de tensions entre la Chine et Taïwan, la Bourse de Hongkong se reprenait, gagnant hier 1,1%. Singapour perdait 1,07%.

Le frétillement économique qui reprend le Japon pèse sur sa monnaie qui continue de s'affermir face au dollar. Jeudi, le dollar s'échangeait contre 120,51 yens. Quelques signes laissent entendre que l'anémique euro est également en passe de se reprendre face au billet vert. Hier, le dollar valait 1,0234 euro.

Jeudi, les Bourses européennes ouvraient sur la bonne nouvelle venue la veille des Etats-Unis, à savoir que l'inflation reste pour l'instant bien contrôlée aux Etats-Unis et qu'une hausse des taux d'intérêt, jamais appréciée par les marchés, est écartée pour l'instant. A la mi-journée, 45 des 50 titres que compte l'Euro Stoxx 50 étaient en hausse.

Parmi les sociétés gagnantes, celles liées aux télécoms, dans la foulée d'intentions avouées de France Télécom d'acheter des parts de Cable & Wireless, seconde société britannique de téléphonie mobile, et ainsi de pénétrer le marché anglais. Sur cette nouvelle, les titres de France Télécom gagnaient 0,62%. En Angleterre, l'opérateur Vodafone gagnait 2,54%. Quant aux fabricants, Nokia poursuivait sa lancée d'avant-hier, prenant encore 3,76%, Mannesman, aussi efficace en téléphonie mobile que fixe, gagnait 1,66%, Siemens, qui se lance massivement et avec succès dans la téléphonie mobile, montait de 0,9%.

Mercredi, les sociétés pétrolières européennes, poussées par la hausse des prix du pétrole, montaient partout, sauf à Paris – fermée pour cause de 14 Juillet. Mercredi, les sociétés pétrolières françaises se hâtaient de rattraper le retard pris pendant la fête… TotalFina bondissait de 4%. Elf Aquitaine prenait 2,5%. Dans le secteur, BP Amoco montait également sur l'annonce que la société va se reconcentrer sur des activités à marges intéressantes et délaisser des activités moins profitables, vendant des raffineries ou des gisements coûteux à l'exploitation.

Dans le secteur pharmaceutique, le bonheur des uns faisait le malheur des autres. Un des hauts responsables de Hoechst, en Allemagne, répétait s'attendre à une croissance du profit à deux chiffres pour l'année 99. L'action prenait 1,96%. De plus, il semble que de nombreux investisseurs achètent le titre Hoechst parce qu'ils tablent sur l'accord des actionnaires de la fusion de la société allemande avec la française Rhône-Poulenc et donc la hausse subséquente des titres… La fusion ferait de la nouvelle entité la première société pharma mondiale. En France, bien entendu, Rhône-Poulenc surfait sur la même vague et gagnait 4,13%. Mais la ruée sur Hoechst et Rhône-Poulenc provoquait la désaffection et la vente de l'autre grande société pharmaceutique allemande, Bayer, qui perdait 3,93%.

A la clôture d'une typique journée de rally boursier d'été, l'Euro Stoxx 50 terminait en hausse de 0,96% à 3960 points.