Bilan semestriel

Les marchés ont porté les banques privées au premier semestre

Parmi les grands acteurs genevois qui publient leurs résultats semestriels, les masses sous gestion ont augmenté grâce à la bonne tenue des bourses entre janvier et juin. Tandis que les revenus se contractaient généralement, ce qui suscite des craintes pour l’après-«bull market»

Que se passera-t-il dans les banques privées lorsque les marchés arrêteront de monter? L’année qui entre dans sa dernière ligne droite a déjoué tous les pronostics sur le plan boursier. La hausse marquée des indices enregistrée depuis janvier a fait gonfler les masses sous gestion. En revanche, les revenus et la rentabilité ont souffert, sous l’effet de la faible activité des clients, ou de leur penchant pour des produits moins rémunérateurs.

Les banquiers privés peuvent dire merci aux marchés. Au premier semestre, l’indice des valeurs vedette suisse – le SMI – a gagné près de 18%; les principaux indices américains, entre 17% et plus de 20%. L’effet a été immédiat sur les masses sous gestion des grandes banques privées genevoises qui publient leurs résultats semestriels. Les marchés ont ainsi contribué à hauteur de 18 milliards à la progression de la masse sous gestion de Lombard Odier – près de deux fois plus que l’afflux net de nouveaux capitaux, pourtant non négligeable, de 10 milliards.