Commerce

Les marchés saluent la baisse des tensions

Les places financières sont devenues ultrasensibles. Après la chute de la veille, elles ont retrouvé des couleurs jeudi à la suite de la reprise du dialogue sino-américain. La livre turque poursuit sa remontée

Les marchés ont salué jeudi l’annonce de la reprise des négociations entre la Chine et les Etats-Unis. En Allemagne, le DAX a clôturé à la hausse à 0,53%. En France, le CAC 40 a gagné 0,70% et, en Suisse, le SMI 0,74%. En début de soirée, les bourses américaines étaient orientées à la hausse.

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En Turquie, après la dégringolade vendredi et lundi derniers, la monnaie nationale a enregistré des gains pour la troisième journée consécutive. Il fallait 5,77 livres turques hier pour 1 dollar, contre 7,02 lundi. Les mesures prises par la banque centrale turque, l’aide de 15 milliards de dollars apportée à la Turquie par le Qatar et le soutien que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a réussi à mobiliser, notamment auprès de la chancelière allemande, Angela Merkel, ont redonné une certaine confiance.

Et encore: Derrière la chute de la livre, le mirage économique turc

«Nous sommes entrés dans une ère où la moindre annonce, le moindre tweet ou événement géopolitique ne manque pas d’influencer les marchés, analyse Viraj Patel, stratège devises à la banque ING à Londres. Dans certains cas, les cours sont déconnectés des faits économiques.»

Et finalement: «Chaque Turc, à son niveau, souffre des malheurs de la livre»

Irrationnelle et exagérée

Selon Viraj Patel, la réalité est que la Chine et les Etats-Unis sont bel et bien engagés dans une guerre commerciale et qu’ils vont, la semaine prochaine, encore ajouter des droits de douane punitifs sur les produits de l’un et de l’autre. «Les négociations annoncées et les éventuels résultats n’auront pas d’impacts réels avant plusieurs mois.» Pour le stratège londonien, les marchés réagiront de façon irrationnelle et exagérée tant que les risques ne seront pas dissipés.

A ce stade, les Etats-Unis imposent une taxe à l’importation de 25% sur des marchandises chinoises d’une valeur de 34 milliards de dollars. Pékin, à son tour, a répliqué en taxant les produits américains pour la même valeur.

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