Le mariage entre Darwin et Etihad est validé

Crise L’entité suisse n’en sort pas indemne

L’enquête est close. Jeudi, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) a approuvé le partenariat entre la compagnie tessinoise Darwin et son actionnaire majeur (33,3%) dubaïote Etihad. Conséquence: en conformité avec la réglementation européenne relative au degré de contrôle d’un transporteur par un autre, l’entité suisse peut poursuivre ses activités sous le nom d’Etihad Regional.

Le transporteur tessinois revient toutefois de loin. Des concurrents de Darwin avaient attiré, l’an passé, l’attention des autorités sur le risque de mainmise trop importante d’une compagnie du Golfe sur un transporteur national.

Suite à plusieurs rencontres qui se sont soldées en février dernier par un entretien entre l’OFAC et les dirigeants de Darwin, ces derniers ont présenté «un nouveau modèle d’affaires avec toutes les projections financières correspondantes. Autrement dit, nous avons procédé à d’importantes réductions de coûts et instauré une nouvelle stratégie», indique au téléphone le président de la compagnie, Emilio Martinenghi.

Swiss sort gagnant

Traduction: Darwin devenait déficitaire face à l’agressivité de Swiss sur son marché domestique. Plutôt que de laisser penser qu’elle pourrait survivre, sans réduire sa voilure, grâce à l’argent (subventions) de son partenaire Etihad, Darwin a préféré se restructurer, licenciant des dizaines de salariés et fermant plus des deux tiers de ses fréquences de vol.

A présent, la compagnie tessinoise fonctionne sous accord de location avec équipage, en collaboration avec Alitalia et Air Berlin, deux autres marques dont Etihad est aussi l’actionnaire incontournable.