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Cuir

Le maroquinier parisien J. Hopenstand renaît depuis Lausanne

La marque se réinvente 50 ans après sa disparition. Partant du constat «qu’il est difficile d’assortir sa ceinture à une belle paire de chaussure», il a réédité la marque J.Hopenstand, version 2015, en proposant des ceintures sur mesure, commandées par Internet

Un maroquinier parisien renaît depuis Lausanne

Cuir La marque J. Hopenstand se réinvente 50 ans après sa disparition

Près de cinquante ans après la fermeture de la maroquinerie J.Hopenstand à Paris, Rémi et Renaud Defrancesco, les arrière-petits-fils du fondateur, ainsi qu’une amie, Clémence Dubois, font renaître la marque depuis Lausanne.

Rémi Defrancesco a toujours baigné dans l’univers du cuir. Sacs, ceintures, portefeuilles, divers échantillons de peaux et outils variés peuplaient la maison de ses parents et grands-parents. Son arrière-grand-père, Jacques Hopen­stand, né à Varsovie, avait fondé en 1925 la Maison J. Hopenstand. Sa femme Francine Gauthey – ancienne première main au sein des maisons de couture Poiret à Paris et Vionnet à New York – l’assistait dans la vente et ses créations.

«Le métier de maroquinier est en voie de disparition. Ce n’est plus très glamour. Si l’artisanat disparaît, nous perdons une partie de notre patrimoine. Or pour moi, c’est un métier d’avenir», estime Rémi Defrancesco, un jeune homme de 27 ans au chic décontracté qui termine un master à HEC Lausanne. Son sac à commission, un J. Hopenstand d’origine, ne le quittant jamais.

S’affranchir des distributeurs

Partant du constat «qu’il est difficile d’assortir sa ceinture à une belle paire de chaussure», il a réédité la marque J.Hopenstand, version 2015, en proposant des ceintures sur mesure, commandées par Internet. Le modèle réversible figure parmi les articles phares de la jeune entreprise qui propose également des porte-cartes. «En évitant de passer par des distributeurs, on peut offrir des produits de qualité à prix abordable», explique Rémi Defrancesco qui vend des modèles dont le prix varie entre 250 et 1700 francs. Plusieurs couleurs sont proposées, trois modèles de boucle et plusieurs couleurs de fils. Ainsi que différentes matières, passant du veau au taurillon, à des peaux plus exotiques comme l’alligator ou le serpent karung. «Tous les cuirs proviennent d’élevages contrôlés», précise Rémi Defrancesco qui se fournit essentiellement chez des tanneurs en France. «Le prix du cuir est en constante augmentation. Il y a une demande de plus en plus marquée des marchés émergents», constate-t-il toutefois.

La société, créée à la mi-mars, a déjà livré ses premiers modèles, commandés via Internet. L’équipe se déplace également à domicile, sur le modèle Tupperware. «Les ventes sont supérieures aux objectifs, note l’entrepreneur qui vise une clientèle plutôt aisée, aussi bien féminine que masculine. Pour l’instant, nous nous faisons connaître essentiellement par le bouche-à-oreille. A moyen terme, nous espérons engager des maroquiniers et créer un petit atelier.» Rémi Defrancesco souhaiterait rééditer les sacs de son arrière-grand-père. «J’ai récupéré les gabarits. Il ne réalisait jamais de ­dessins. Ses sacs, fabriqués sans coutures apparentes, ne demandaient pas moins de quatre semaines de travail.»

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