Les marques peuvent acheterdes adresses internet en «.swiss»

Web Le but affiché est de renforcer la place économique

Une adresse internet permettra-t-elle de mieux défendre la place économique suisse? C’est le souhait qu’a exprimé mardi matin Doris Leuthard. La conseillère fédérale chargée du Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication présentait à Berne la nouvelle extension de nom de domaine «.swiss», pour laquelle entreprises et collectivités publiques peuvent postuler.

La création du «.swiss» s’inscrit dans la vague de libéralisation des noms de domaine qui s’effectue à l’échelle mondiale. L’Icann, organisme sous contrôle américain qui gère l’adressage des sites web, permet déjà d’acheter des adresses en «. party», «.dating» ou encore «.attorney». Alors que des centaines de nouvelles extensions vont être ouvertes, la Suisse a obtenu, en automne 2014, de pouvoir administrer le «.swiss».

Depuis cette semaine, il est possible de postuler pour enregistrer par exemple Lausanne.swiss ou Cervin.swiss. Une première étape permet, jusqu’au 9 novembre, aux marques et dénominations liées aux collectivités publiques de s’enregistrer. Dès le 11 janvier 2016, le «.swiss» sera ouvert à des noms géographiques ou des associations. Mais pas aux particuliers. Et il faudra dans tous les cas démontrer à l’Office fédéral de la communication, qui gère le dossier, qu’il y a un lien avec la Suisse. Pour chaque demande, un délai de vingt jours sera imparti, permettant à un organisme concurrent de déposer une demande parallèle. Il en coûtera ensuite 90 francs par année.

Exemple du tourisme

Pour Doris Leuthard, le «.swiss» permettra à la place économique de disposer d’une nouvelle vitrine à l’étranger, via Internet. La conseillère fédérale espère que l’amélioration du référencement des adresses avec cette extension permettra de mieux les faire connaître. L’exemple de la station d’Arosa a été cité. Le responsable de son office du tourisme espère que l’adresse Arosa. swiss permettra de parfaire son image «auprès des visiteurs du monde entier».

A noter que ce lancement intervient alors que mardi, le Conseil national a rejeté une motion visant à reporter l’entrée en vigueur du projet Swissness, qui fixe un taux de «suissitude» dans certains produits.