Reconnaissance faciale

Martigny et Neuchâtel, deux centres de recherche à la pointe

L’utilisation du visage comme moyen de paiement n’est pas encore d’actualité en Suisse. Pour autant, chercheurs et industriels helvétiques jouent un rôle de premier plan dans ce secteur

Au quotidien, la reconnaissance faciale est présente sous diverses formes en Suisse. Plusieurs banques, comme UBS et Credit Suisse, la proposent via une application sur smartphone pour accéder à un compte ou pour confirmer une autorisation de paiement. A l’aéroport de Zurich, des bornes permettent aux voyageurs d’effectuer le contrôle de leurs passeports de manière autonome depuis septembre 2017. Les utilisateurs de l’iPhone X sont sans doute ceux qui y sont le plus habitués. Le Face ID du smartphone d’Apple permet à ses utilisateurs de déverrouiller leur appareil à l’aide d’une image en trois dimensions enregistrée au préalable à l’aide d’une caméra infrarouge.

Cette technologie de reconnaissance faciale a un lien avec la Suisse. En février 2018, la société autrichienne AMS qui fabrique les capteurs 3D utilisés par Apple, a racheté la start-up KeyLemon basée à Martigny (VS). Un rachat destiné à intégrer les compétences de la société dans la conception de logiciels pour la reconnaissance du visage. Fondée en 2008, cette jeune pousse est issue de l’Idiap, institut consacré à la recherche sur l’intelligence artificielle, installé lui aussi à Martigny. L’institut de recherche compte environ 90 chercheurs, doctorants et ingénieurs.