Innovation

A Martigny, trois semaines pour créer une start-up

Une vingtaine de chercheurs réunis en Valais dans le cadre de la sixième édition de l’International Create Challenge tenteront de créer un prototype commercial

Ils ont pour l’instant juste une idée. Dans trois semaines, ils seront armés pour créer leur start-up. Une vingtaine de chercheurs se réuniront du 30 août au 20 septembre 2017 à Martigny dans le cadre de l’International Create Challenge (ICC’2017), un programme annuel de trois semaines lancé par l’institut de recherche Idiap, spécialisé dans le domaine de la gestion de l’information multimédia.

Pour cette sixième édition, sept projets ont été sélectionnés parmi une trentaine. Les différentes équipes, venues de Suisse mais aussi d’Ukraine et du Brésil, tenteront de créer un prototype. En immersion complète, quasiment 24 heures sur 24, les participants bénéficieront gratuitement de conseils d’experts en matière de création d’entreprise, de recherche de financement, de gestion de projet ou de présentation. Ils pourront également échanger leurs idées avec les doctorants de l’Idiap.

Immersion totale

«Les chercheurs arrivent avec une idée. Nous les aidons à développer un prototype. A l’issue de ces trois semaines, la création d’une ou deux sociétés serait une réussite totale», explique François Foglia, directeur adjoint de l’Idiap, en charge également de l’incubateur IdeArk à Martigny. «Cette immersion totale permet aux chercheurs d’être beaucoup plus conscients de la faisabilité de leur projet. Parfois, ils décident d’abandonner car leur idée n’a pas été validée. Ou parce qu’ils ne souhaitent pas poursuivre le projet avec les mêmes collègues.»

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Lors des éditions précédentes, quelques start-up prometteuses ont bel et bien vu le jour grâce à l’ICC. C’est le cas par exemple de Biowatch, une start-up qui développe un système de reconnaissance des veines du poignet, intégré à des bracelets de montres, de Recapp, active dans le domaine de la reconnaissance vocale multilingue, d’Anemomind, une start-up qui a développé des instruments électroniques d’aide aux navigateurs, ou de la start-up espagnole CloudGuide, qui a conçu une plateforme internet sur laquelle les musées peuvent se connecter et ainsi se passer des audioguides.

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De la réalité virtuelle à l’identification vocale

Cette année, de nouveaux projets vont tenter d’éclore. Les sept équipes, soit environ 20 personnes, tenteront de développer un prototype commercial. Le projet ukrainien Robobay souhaite développer une plateforme centralisée permettant d’accueillir des robots financiers destinés au trading. Bruno Azevedo aimerait, à travers son projet Thinkmilk, développer un dispositif destiné aux agriculteurs et aux coopératives laitières pour améliorer la santé des troupeaux, prévenir les épidémies et assurer la qualité du lait.

L’équipe de SwipEat a pour mission de développer un assistant virtuel intelligent pour simplifier ses achats en supermarché, en fonction de ses goûts, son budget ou ses habitudes d’achats, tout en proposant des repas et des listes d’achats personnalisés. EyeViewPost-it s’intéresse à la réalité virtuelle en lien avec la photographie professionnelle. Le projet brésilien Top Down souhaite optimiser les trajets des usagers des transports en commun.

Du côté de Forensic_Voice_Recognition_System, l’équipe cherche à développer un système permettant d’authentifier une personne par la voix dans le cadre de procédures judiciaires. Enfin, Wear@me veut étendre les objets connectés et les capteurs de mouvements à d’autres fonctionnalités. Une somme de 15 000 francs récompensera les meilleurs projets. Les équipes primées auront l’opportunité d’intégrer l’incubateur IdeArk.

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