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Martin Ebner s’empare de 3% du capital de la société Temenos

Suite à cette annonce, l’action du groupe genevois se reprend un peu

En dépit de son parcours erratique de ces derniers mois, l’action de Temenos conserve un potentiel haussier. C’est du moins le pari que semble faire le financier Martin Ebner. Par le biais de sa société d’investissement Patinex – basée à Wilen bei Wollerau (SZ) –, il vient de prendre une participation de 3,13% dans le capital de l’entreprise genevoise, a fait savoir lundi la bourse suisse dans le cadre d’une annonce obligatoire. Elle se hisse parmi les dix plus importants actionnaires du groupe, selon Bloomberg.

Patinex, contrôlé par le financier alémanique et son épouse, n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette opération concernant le concepteur de logiciels bancaires. La société de Martin Ebner possède déjà des parts dans de nombreuses entreprises suisses, dont Galenica (5,2%), Myriad (15%), ­Ypsomed (5,2%), ou encore Mobilezone (21,5%).

Ses principaux investissements sont toutefois dans Intershop (47%) et le réassureur Scor (7,8%), précise le porte-parole de Patinex. De son côté, Temenos n’a pas voulu davantage s’épancher sur cette transaction.

«Je suis un peu surpris par cette opération. Car Martin Ebner, qui est à l’origine d’Avaloq [ndlr: autre entreprise de logiciels bancaires], était sorti de ce secteur. A ce stade, deux hypothèses se dégagent. Soit il s’agit d’une transaction financière, avec l’espoir d’une hausse du cours de l’action. Soit c’est une approche industrielle, pour avoir de l’emprise sur la société et afin de tirer bénéfice de la cotation de ses titres. Dans ce deuxième cas de figure, reste à savoir si c’est une opération amicale ou non», analyse Daniel Brauen, associé au sein d’Unicore Conseil. Dominique Freymond, consultant associé chez Management & Advisory Services, opte clairement pour le premier scénario: «Martin Ebner est quelqu’un d’opportuniste, qui veut faire de beaux coups boursiers. Il a observé les fluctuations du titre et espère une belle plus-value.» A moins qu’il n’apporte son concours à un partenaire de circonstance qui entend prendre le contrôle de l’entreprise, imagine Dominique Freymond.

Fortes variations du titre

En juillet, la société genevoise avait dû publier un avertissement sur bénéfice et annoncé le départ de son directeur général. Dans la foulée, le titre avait dévissé, flirtant avec les 10 francs. L’action a touché son plus haut mi-2010, à 39 francs. En février, le cours était monté à près de 20 francs suite à la signature d’une convention de fusion avec son concurrent Misys. Une opération qui avait avorté en mars. Lundi, l’action a gagné 0,72% à 13,90 francs.

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