Economie

Martin Velasco, l'ange incontournable des start-up

L'Espagnol est l'étoile montante de la finance européenne. Quant à Andreas Rhis, président du conseil de Phonak, il va créer un club de business angels.

Le business angel se lance dans le financement d'une start-up en misant ses deniers personnels avec l'espoir de toucher le jackpot. Il a bâti sa fortune dans la vieille économie à des postes de haut dirigeant et a acquis l'expérience nécessaire pour la transmettre à de jeunes entrepreneurs. Le plus connu des business angels suisses est Espagnol. Martin Velasco fait partie, dans la sélection du magazine BusinessWeek du 12 juin dernier, des cinquante étoiles montantes de la finance qui dynamisent l'économie européenne.

En quelques années, l'homme est devenu incontournable dans le mouvement de la Nouvelle Economie. Ancien directeur du secteur télécoms du consultant international McKinsey, Martin Velasco, qui vit en Suisse depuis 1972, doit notamment sa fortune à l'entrée en Bourse du portail Internet Terra, filiale de l'opérateur ibérique Telefonica (lire Le Temps du 31 mai). Les patrons suisses sont aussi tentés par l'expérience. Dernier exemple en date: Andreas Rhis, le président du conseil d'administration de Phonak, va créer officiellement la semaine prochaine un nouveau club de business angels à Zurich. CTI business angels n'a pas encore de site Internet, mais est déjà constitué de cinq membres, dont Eugène Stalder, fondateur de CTI start-up.ch. «Nous cherchions un instrument financier qui permette aux sociétés que nous gérons déjà de trouver un financement, explique Eugène Stalder. La moitié d'entre elles ne sont pas encore au stade du capital-risque.» La cotisation annuelle est déjà fixée: 5000 francs. La somme comprend notamment les frais de promotion et d'administration du club. Le business angel qui voudra adhérer à ce cercle devra investir au minimum 150 000 francs par an dans des projets.

My P.

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