Les stocks vont-ils suffire pour satisfaire la demande, suite à la décision de rendre le port du masque obligatoire dans les transports publics du pays? Selon le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) contacté jeudi, les cantons et la Confédération disposent à l’heure actuelle de plus de 200 millions de masques, 106 millions de pièces supplémentaires sont d’ores et déjà commandées.

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Mandatée pour cette tâche, la pharmacie de l’armée n’intervient qu’à titre subsidiaire des acteurs privés. Elle avait ainsi dû approvisionner les commerces en avril, en fixant comme condition un prix plafond pour la revente de ces produits.

Pas plus de 1 franc la pièce

Un prix plafond, c’est justement ce que la Fédération suisse des consommateurs réclame dans cette nouvelle configuration: «Selon une étude de Monsieur Prix, les masques chirurgicaux type 1 et 2, ceux qui ont l’apparence du papier, ne devraient pas coûter plus de 1 franc la pièce, actuellement leur prix devrait être bien plus bas», relève Yannis Papadaniel, responsable santé au sein de la FRC.

Le syndicat Unia veut, lui, aller plus loin. Il exige la gratuité de ce qui est en passe de devenir un bien de première nécessité. Question qui n’est en tout cas pas encore d’actualité chez les CFF: «Il est de la responsabilité des clients de se fournir en masques et il n’est pas prévu d’en distribuer gratuitement, signifie Frédéric Revaz, porte-parole de la compagnie de chemins de fer.

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Tissu ou pas?

Une certaine confusion semble par ailleurs régner autour du type de masque accepté. L’Office fédéral de la santé publique recommande de porter des masques d’hygiène de type chirurgical ou des protections en textile industrielles. Il déconseille en revanche les ouvrages cousus fabriqués artisanalement. Les foulards et autres morceaux de tissu sont, eux, carrément proscrits, n’assurant pas une protection suffisante.

La qualité des masques est d’ailleurs également sujette à caution. Mis en place par la task force de la Confédération, le label Community Mask guide les consommateurs dans ce qui s’apparente toujours plus à une véritable jungle.

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