Le 14 juin 1981, le principe de l’égalité entre hommes et femmes est inscrit dans la Constitution. Dix ans plus tard, jour pour jour, la première grève des femmes réclame son application, et la loi sur l’égalité entre en vigueur en 1996. «Le Temps» revient sur cette révolution lente

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Bruna Campanello. Un nom quasiment inconnu en Suisse romande. C’est pourtant lui qui a fait entrer le 5 juin dans l’histoire d’Unia. Son élection a offert une majorité féminine au comité directeur du syndicat. Une première pour la plus grande organisation de défense des travailleurs et travailleuses de Suisse.

L’événement a été suivi de près par Vanessa Monney, jeune doctorante qui vient de consacrer sa thèse à la place de la femme dans le syndicalisme en Suisse. Des recherches qui lui ont fait prendre la mesure de la lutte menée par cette frange de la population dans ce milieu: «Symboliquement, c’est un signal fort car on revient de loin: pendant toute une période, les femmes étaient exclues de certains syndicats et de certaines professions. Avant les années 1980, on ne trouvait pas plus de 10% de femmes en moyenne dans les syndicats.»