Depuis le mois d'octobre, les variations journalières du café sont extrêmes. Il n'est pas rare de voir les cours fluctuer de 15 à 20 cents (12 à 20%!) en une seule séance à New York.

La tendance baissière que l'on connaît depuis le milieu de 1997 a ramené les cours de 2,12 dollars à 0,80 dollar la livre (60% de baisse). La dernière récolte brésilienne était excellente et ce sont les risques de gel pour la saison prochaine qui ont fait rebondir le café jusqu'à 1,45 dollar en décembre. Ces risques étant maintenant dissipés il semble difficile de justifier des cours supérieurs à 1,10 dollar.

Ainsi le 10 janvier, suite à la publication des statistiques de J. Yallouz (expert très écouté sur la production brésilienne), le marché n'a pas réussi à maintenir le cap haussier donné par une récolte située entre 25 et 27 millions de sacs (60 kg) c'est-à-dire en diminution de 2 millions par rapport à l'estimation du gouvernement. Pour stopper cette baisse les pays producteurs doivent, comme le fait l'OPEP pour le pétrole, mieux maîtriser l'offre. La semaine dernière le Vietnam a déjà annoncé son intention de fixer un cours plancher pour ses exportations. Il faut maintenant que d'autres pays suivent, ce qui est loin d'être évident lorsque l'on connaît les difficultés rencontrées par l'OPEP. Actuellement, le volume de café disponible est très important. A New York, des chargements d'Arabica en provenance du Mexique vont arriver pour être livrés contre le terme. Les stocks livrables vont probablement atteindre le million de sacs d'ici très peu de temps, ce qui ne s'est pas vu depuis trois ans.

Dans ces conditions, nous pensons atteindre le niveau psychologique de 1,00 dollar rapidement et 0,90 si les conditions de marché restent inchangées. Nous sommes acheteurs de puts à échéance mai sur New York.

*GNI SA.