Les cours du pétrole sur les marchés internationaux ont été portés aux nues la semaine dernière par la baisse constante des réserves américaines de brut, les problèmes de Shell au Nigeria et la discipline stricte de réduction de production de l'OPEP. Sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent (pétrole de la mer du Nord) a ainsi franchi en cours de semaine la barre des 19 dollars, au plus haut en 20 mois, avant de terminer la semaine en hausse de plus d'un dollar le baril à 19.18 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude a passé le seuil des 20 dollars, finissant la semaine en hausse de près de 50 cents à 20.16 dollars.

De leur côté, les cours de l'or ont continué de se ternir sur le marché des métaux précieux de Londres, atteignant un nouveau plus bas niveau en vingt ans, alors que le premier ministre britannique Tony Blair a défendu les enchères d'or de la Banque d'Angleterre. Sur le London Bullion Market, l'once d'or s'affichait à 255.05 dollars vendredi à la mi-journée, contre 258.40 dollars une semaine plus tôt. En cours de semaine, l'or a même chuté sous la barre de 254 dollars. Après les premières enchères britanniques, le marché de l'or se déprime de jour en jour et ne voit pas la fin de la dégringolade, chaque légère reprise étant immédiatement saisie comme prétexte à des prises de bénéfices, ont observé les opérateurs. De plus, le marché a bruissé cette semaine de rumeurs de ventes de banques centrales, en raison du resserrement des taux de prêt du métal fin sur le London Bullion Market. Enfin, les perspectives de l'or restent particulièrement sombres alors que beaucoup jugent inéluctables les ventes par le Fonds monétaire international (FMI) d'une partie de ses réserves en or, à l'automne, pour financer l'allégement de la dette des pays pauvres, malgré l'opposition d'une partie du Congrès américain.