Mi-février, le café, coté sur le CSCE à New York, clôturait sur un nouveau record à la baisse, niveau pas vu depuis juin 1993. Vendredi 16 février, veille du long week-end américain, l'expiration mai terminait au plus bas à 62,80 cents, en baisse de plus de 60% par rapport à ses niveaux une année auparavant. Cette semaine, le marché rebondissait et reprenait du terrain, l'une des raisons fondamentales étant la production 2000/2001 du Mexique et de l'Amérique centrale attendue moins bonne que prévu. En effet, 90% des récoltes étant déjà effectuées dans cette zone, il semble que certaines régions aient été abandonnées et que beaucoup de cerises n'aient pas été récoltées en raison du bas prix du café.

Nous avons été régulièrement baissiers et négatifs au cours de ces derniers mois sur cette matière première. Pourtant, cette fois-ci, nous ne serons pas aussi catégoriques. Techniquement, même si la tendance reste baissière, le marché évolue proche d'un support long terme important autour de 50 cents (niveau de 1992). A l'approche de ces niveaux, qui osera véritablement encore jouer la baisse? En haut, nous trouvons une résistance à court terme à 67 cents. Une cassure de cette dernière devrait nous permettre rapidement d'atteindre 74,5 cents. Fondamentalement, il ne reste plus beaucoup d'arguments pour voir des prix encore plus bas. Même si la consommation n'augmente plus, il semble que la production, elle, reste stable ou se réduise. De plus, nous nous approchons de la période du «weather market»; l'hiver va s'installer au Brésil et d'ici six semaines, les risques de gel seront présents. Cette période est réputée pour amener son lot d'incertitude et de volatilité dans le marché. Pour conclure, à moyen terme, il nous semble que les niveaux actuels sont plus qu'intéressants pour se positionner à la hausse sur ce marché par le biais d'achat de call, la volatilité (environ 30% sur 3 mois) étant encore bon marché.

* GNI SA.