Médias

«Le Matin» réfléchit à son avenir sans papier

Tamedia assure qu’aucune décision formelle relative à la fin de la version papier du quotidien orange n’a été prise. Des sources font pourtant état d’une annonce prévue début juin

Dans le jargon journalistique, on parle d’un serpent de mer. Ponctuellement, les rumeurs concernant l’arrêt de la version papier du Matin refont surface dans l’actualité, mettant les nerfs des employés du quotidien orange à rude épreuve.

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Ces derniers jours, une date est revenue avec insistance: le 6 juin. Selon différentes sources, c’est ce jour-là que Tamedia, propriétaire du titre, livrera les contours de l’avenir exclusivement numérique du quotidien. Et ceux de l’importante restructuration qui ira de pair avec cette annonce. «Il serait logique que Tamedia communique cela avant l’été», estime un bon connaisseur de l’entreprise.

L’«avenir numérique» du Matin

La rédaction en chef du titre ne commente pas cette information. Mais répète ce qu’elle dit depuis plusieurs mois. «Nous préparons un avenir numérique pour Le Matin pour continuer à faire vivre la marque», assure Grégoire Nappey. Le porte-parole de l’éditeur zurichois, Patrick Matthey, reste sur cette même ligne. «La décision formelle d’abandonner la version papier et la date à laquelle on le communiquera n’ont pas encore été arrêtées.»

En fait, il semble n’y avoir pour l’heure qu’une seule certitude: l’avenir du Matin s’écrira sous peu en version numérique uniquement. Ce sera l’ultime chapitre d’une saga, marquée ces derniers mois par la fusion de sa rédaction avec celle du gratuit 20 minutes (fin janvier) ou l’abandon de leur seconde offre, Le Matin du Soir (fin mars).

En fin de semaine dernière, l’hebdomadaire satirique Vigousse avait assuré que «la totalité des partenariats signés entre Le Matin et diverses manifestations d’envergure avait été ventilée dans les autres titres du groupe». Une nouvelle démentie mardi dans un courriel interne par le rédacteur en chef. «A mon niveau d’information, [ces] informations sont totalement fausses», écrit Grégoire Nappey.

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