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Maurice Lacroix joue Hublot en finale de Ligue des champions

La marque jurassienne s’est alliée au FC Barcelone au début de la saison 2014/2015, au sortir d’une année blanche pour le club catalan. Ce samedi, en finale, il pourrait conquérir son 3e titre depuis août dernier

Maurice Lacroix joue Hublot en Ligue des champions

Sponsoring La marque jurassienne s’est alliée au FC Barcelone, qui vise un triplé cette saison

Samedi soir à Berlin, le FC Barcelone affronte la Juventus Turin en finale de Ligue des champions. Ce match au sommet du football européen est aussi un duel entre horlogers suisses. Maurice Lacroix est sponsor du Barça, tandis que Hublot est associé à la Juve. «C’est un joli clin d’œil», considère Stéphane Waser, le patron de Maurice Lacroix. Qui rappelle au passage que les deux adversaires d’un jour ne sont, sur le terrain horloger, pas opposées aussi frontalement: «Nous n’avons ni le même univers ni la même gamme de prix [Maurice Lacroix est dans le milieu de gamme, Hublot dans le luxe]

Stéphane Waser a plusieurs raisons d’être satisfait du partenariat dans lequel s’est lancée la marque jurassienne, au début de la saison 2014/2015. D’abord, alors qu’un tsunami judiciaire et médiatique s’abat sur la gouvernance du football mondial, Maurice Lacroix et Barcelone s’en distancient, en faisant parler d’eux sur le plan des performances sportives et de «la beauté du jeu», insiste-t-il. Ensuite, après une saison blanche, en 2013/2014, le club catalan est en passe de réussir un triplé, lui qui a déjà remporté la Liga (le championnat) et la Coupe du roi cette année. «Plus ils gagnent, plus notre notoriété augmente», se réjouit Stéphane Waser.

«Même aux Etats-Unis!»

Pour capitaliser sur cette alliance, Maurice Lacroix a lancé plusieurs campagnes, surtout sur les réseaux sociaux. Après avoir conçu 24 exemplaires uniques, conçus par chaque joueur catalan, elle a mis en ligne une plateforme qui permet à chacun de créer son propre design de montre. En deux semaines, 7000 amateurs se sont lancés, indique Stéphane Waser. Parmi eux, les cinq personnes qui réuniront le plus de votes se verront offrir leur création.

L’effet «blaugrana» sur la réputation de la marque se fait déjà clairement sentir, continue-t-il. Parce que le club est aimé partout en Europe, mais aussi en Asie et au Moyen-Orient. «Je reviens des Etats-Unis, et même là-bas, on me parle de Barcelone!» se réjouit Stéphane Waser. En termes de ventes aussi, l’impact est sensible. «Nos détaillants sont contactés par des fans du club qui veulent une montre à ses couleurs, témoigne-t-il. Cela permet aussi de faire connaître nos autres modèles.»

Une prime «en montreset en argent»

Les belles performances du club coûteront néanmoins un petit quelque chose à la marque. Si Messi et consorts remportent la finale dont ils sont les favoris, une prime est prévue. Une part variable rémunérée «en montres et en argent, détaille le patron horloger. Nous sommes dans le domaine du sport, du mérite, il n’y a rien d’exceptionnel à cela.» La part fixe? Elle n’est pas communiquée. Mais certains médias spécialisés évoquent un chiffre de 3 millions d’euros par saison. A titre de comparaison, Swissquote débourse 4 millions de francs pour s’associer à l’image de Manchester United.

Samedi à Berlin, cinq «clients allemands» seront aux premières loges grâce à Maurice Lacroix. Stéphane Waser, lui, n’en sera pas. Il a «une bonne excuse».

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