Les projets d'accords déposés mardi en vue de libéraliser le commerce de produits agricoles et de biens industriels dans le cadre des négociations du Cycle de Doha ont reçu un mauvais accueil. Plusieurs pays, dont l'Inde, le Brésil et le Canada, dénoncent les propositions.

L'Inde les a jugés totalement

inacceptables. Le secrétaire d'Etat

au Commerce a souligné que le nouveau texte sur l'agriculture ignorait les cultures de subsistance.

«Il n'y aura pas d'accord si l'essence de nos intérêts nationaux n'est pas protégée», a-t-il déclaré.

Pour le Brésil, la nouvelle proposition sur l'agriculture est «plus complète» et «comble des lacunes», mais

est «encore inadéquate». Dans un communiqué, le Ministère des affaires étrangères a souligné

que la proposition de l'OMC

«reste imprécise sur des questions centrales comme les plafonds

des subventions et des barrières tarifaires des économies les plus avancées».

Le Canada s'est dit «très préoccupé par certains éléments de l'ébauche de document du président», a indiqué le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, «et je suis particulièrement déçu par le fait que le dossier des produits sensibles avance si lentement».

Les Etats-Unis et l'Union européenne n'ont pas encore pris position

officiellement, mais des groupes de pression dénoncent les propositions, estimant qu'elles créent trop d'exception pour les pays émergents.