Les visiteurs étrangers ont ainsi consommé 120 000 nuitées environ de moins qu’en janvier 2015, pour un total de 1,31 million d’unités, a indiqué lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Du côté des hôtes indigènes, le nombre de nuitées a diminué de 5,2%, ou 69 000 unités, à 1,27 million, précise le communiqué.

L’OFS explique la forte baisse enregistrée lors du premier mois de l’année prioritairement par les mauvaises conditions d’enneigement, dans un environnement macroéconomique toujours marqué par l’impact négatif du franc fort. Les touristes allemands ont par exemple apporté un nombre de nuitées en chute de 14,6% à près de 303 800.

Dégringolade des Russes

Les voisins d’outre-Rhin demeurent de loin les principaux clients de l’hôtellerie suisse. Derrière, on trouve les Britanniques (-3% sur un an à 130 500 nuitées environ) et les Américains (+8,8% à 97 200). Juste après, en quatrième et cinquième position, les Français et les Italiens présentent des reculs respectifs de 8,9% et de 7%.

Au sixième rang, les Russes continuent à dégringoler (-28% à 55 900) dans un contexte de crise économique dans leur pays, relève la statistique de l’OFS qui couvre les hôtels et les établissements de cure. Ensuite, les Belges et les Néerlandais affichent des diminutions de 12,2% et de 19,9% respectivement.

Moins de Chinois

Les géants que sont la Chine (sans Hongkong) et l’Inde ont connu des évolutions divergentes. Les Chinois se sont montrés moins avides de voyages en Suisse, avec un nombre de nuitées en baisse de 1% en janvier à 41 750. Les Indiens ont en revanche été plus nombreux (+3,3% à près de 12 700).

Les Hongkongais ont pour leur part signé une hausse de près de moitié à 5566 nuitées. Globalement, la clientèle asiatique affiche un très léger gain (+ 0,2%), grâce en fin de compte aux pays du Golfe arabo-persique (+16,1% à un peu plus de 31 000).

Arc jurassien en hausse

Au niveau des régions touristiques, dix régions sur quatorze subissent des reculs de nuitées par rapport au mois de janvier de l’an dernier. Parmi les hausses, il y a d’abord la région bâloise (+9,9%), puis la région constituée par l’Arc jurassien et les Trois-Lacs (+5%), soutenue par Neuchâtel et Jura.

La région lémanique (soit la plus grande partie du canton de Vaud), avec une avancée de 0,8%, et l’Argovie (+1,9%) viennent compléter le clan des gagnants de janvier.

Régions alpines à la peine

Les régions de montagne ont de leur côté souffert des conditions d’enneigement peu favorables dans l’ensemble. Le canton des Grisons affiche la contraction la plus importante (-16,3%), le Valais et l’Oberland bernois subissant une évolution comparable mais moins prononcée (respectivement -8,8% et -7%).

Dans le camp des grands perdants figure aussi la région de Berne, soit le grand pourtour de la capitale fédérale, avec une chute de 10,9%. Lucerne et le lac des Quatre-Cantons présentent de même une mauvaise performance (-7,6%). Le canton de Genève (-1,7%) et la région zurichoise (-0,6%) ont connu une «relative» stabilité.

Pour compléter le tableau de la Suisse romande, la région de Fribourg a vécu un recul de 3,3% en janvier. Enfin, le Tessin et la Suisse orientale ont subi des diminutions supérieures à 5%.

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