Initiée en mars dernier avec un portefeuille de 38,7 milliards de dollars, Stabfund, la société de défaisance des mauvaises créances d’UBS, a vu ses engagements fondre de presque moitié en six mois. Au 30 septembre, ils se montaient à 21,5 milliards de dollars, selon le bilan trimestriel de la BNS publié ce vendredi matin. Après une activité de vente soutenue au printemps, le rythme s’est ralenti durant les trois mois d’été. Les cessions se sont élevées à deux milliards de dollars.

Une projection de cette tendance estivale laisse augurer une liquidation des derniers placements de Stabfund pour la fin du premier semestre 2012, ce qui ramènerait la durée de liquidation des mauvaise affaires d’UBS à un peu plus de trois ans. Initialement, sa durée de vie prévue était de huit ans, prolongeables de quatre ans.

Le portefeuille de Stabfund est constitué d’un ensemble hétérogène de prêts titrisés basés sur de l’immobilier aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, ainsi que des crédits variés. «Le comportement des marchés de ces titres est très varié. Certains ont une activité soutenue et affichent des hausses, d’autres sont au contraire plats», indique un porte-parole de la Banque nationale.

Le fonds a également cessé de subir des pertes sur la vente de ses actifs. La vitesse élevée des cessions lors des premiers mois de fonctionnement avait provoqué une perte cumulée de 4,5 milliards de francs. De juillet à septembre au contraire, «les ventes effectuées ont bénéficié directement de l’évolution des marchés», écrit la BNS dans son rapport trimestriel.