La Banque nationale suisse montre ses muscles. Si le taux plancher devient intenable, d’autres moyens existent, a-t-elle répété. Elle évoque les contrôles de capitaux. On entre dans une mécanique bien plus complexe. L’expression ne dit rien sur la façon dont les autorités les mettront en place – par des taux d’intérêt négatifs, des taxes ou des limitations de transactions – et à qui elles s’adresseront. Aux clients étrangers des banques que l’on essaie d’attirer?

En outre, dans le cas d’un intérêt négatif, celui-ci devrait être rédhibitoire pour être efficace: les taux à court terme sont souvent déjà légèrement négatifs et n’ont pas d’incidence.

Il faudra aussi tenir compte de la libéralisation des flux financiers, qui rendent plus difficile à mettre en place ces mesures que dans les années 1970. Et nos voisins, qui ne sont plus dans le même état d’esprit qu’à la fin du système de Bretton Woods – grand bouleversement sur le marché des changes – pourraient trouver que la Suisse va trop loin.