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Le Tribunal fédéral de Lausanne.
© CHRISTIAN BRUN

Palmarès

Et les meilleurs avocats d’affaires suisses sont…

La revue juridique américaine Best Lawyers vient de publier son classement 2017 des avocats d’affaires helvétiques les plus reconnus par leurs pairs. Sur les 39 spécialistes désignés, 11 sont Genevois et 22 travaillent à Zurich. Seules trois femmes accèdent au podium

Qui sont les champions des litiges d'ordre économique en Suisse? La revue juridique américaine «Best Lawyers» publie chaque année un classement des avocats d’affaires les plus réputés, partout dans le monde. Pour sa cuvée 2017, la septième en ce qui concerne le marché helvétique, le magazine spécialisé a retenu 39 «professionnels de l’année», parmi 468 hommes et femmes de loi du pays. Exerçant dans 36 spécialités (arbitrage et médiation, droit fiscal, bancaire, commercial, litiges, fusions et acquisitions, etc.), ces experts juridiques ont été désignés par leurs pairs, à titre purement honorifique.

Un exemple de rôle de l’avocat d’affaires: La justice genevoise s’apprête à restituer les fonds liés au plus gros scandale commercial de Norvège

Ceci dit, le palmarès Best Lawyers est très suivi par les milieux juridiques. En particulier ceux d’outre-Atlantique, réputés pour être parmi les plus concurrentiels de la planète. Au hit-parade helvétique, figurent onze Genevois, dont certains sont des habitués des médias, comme Carlo Lombardini (dans la catégorie droit bancaire), Andreas von Planta (droit des sociétés), Daniel Peregrina (droit immobilier), Jean-Blaise Eckert (droit fiscal) ou encore Shelby du Pasquier (droit financier). Mais c’est Zurich qui se taille la part du lion, avec 22 représentants. La liste continue avec trois Bernois et deux Bâlois. Mais se clôt avec un unique Lausannois: Ralph Schlosser, spécialiste des questions de propriété intellectuelle.

Masculin, Suisse allemand

Aucun nouvel avocat suisse ne s’est distingué depuis l’an passé. Aucun n’a non plus quitté le podium helvétique. La répartition gagnante («Lawyers of the Year») est restée inchangée par rapport à 2016. Une constance qui fait rejaillir de plus belle certains déséquilibres. A commencer par une présence féminine dans le palmarès final, réduite à sa portion congrue: Tina Wüstemann (experte légale pour tout ce qui touche à la gestion de fortune), Magda Streuli-Youssef (propriété intellectuelle) et Brigitte Umbach-Spahn (insolvabilité et redressement). L’autre grand écart est que ces trois femmes exercent toutes à Zürich.

En ce qui concerne les cabinets des lauréats, on notera l’hégémonie de Lenz & Staehlin à Genève, comptant parmi ses rangs quatre «Lawyers of the Year». Parmi les récidivistes de la médaille, figure également Homburger, avec huit champions, mais uniquement concentrés à Zürich.

Une technique de choix à l’applaudimètre… et contestée

Contrairement à des classements comme Chambers & Partners, la répartition proposée par «Best Lawyers» s’appuie essentiellement sur une sélection à l’applaudimètre. C’est-à-dire que le résultat est tiré de l’avis général des principaux avocats d’un marché donné, lesquels jaugent les capacités professionnelles de leurs confrères exerçant dans la même zone juridique et géographique.

La méthodologie est pointée du doigt par certains professionnels, quand bien même un nombre sensible de lauréats figure dans les deux hit-parades. «Nous employons un mécanisme d’enquête sophistiqué, consciencieux, rationnel et transparent, conçu pour évaluer de manière réaliste et significative la qualité des services juridiques», se défend «Best Lawyers», précisant sur son site récolter chaque année plus de 12 millions de votes à travers le monde, provenant de plus de 79 000 avocats de référence.

Lire aussi: Razzia zurichoise chez les avocats d’affaires romands

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