Il est toujours aussi fort, mais beaucoup plus discret. Le franc ne fait presque plus parler de lui. Depuis le début de l’automne, la paire euro-franc s’est stabilisée entre 1,09 et 1,0950.

Pourtant, les risques d'une appréciation du franc et de ses effets néfastes sur les exportateurs demeurent. Pas question, donc, pour la Banque nationale suisse (BNS) de baisser la garde. «La situation sur le marché des changes demeure fragile», a souligné Thomas Jordan, lors de son intervention jeudi, à l’occasion de la réunion de politique monétaire. Bien qu’aucun changement n’ait été annoncé, le président de la BNS répète qu’il est prêt à utiliser ses deux armes habituelles: les taux négatifs, maintenus à -0,75%, ainsi que sa «disposition à intervenir au besoin sur le marché des changes».