Mark Zuckerberg risque de passer des fêtes de fin d’année agitées. Jeudi dernier, le Wall Street Journal révélait que l’Agence fédérale de régulation du commerce (FTC) pourrait interdire à Facebook de renforcer l’interopérabilité entre ses différents services. En clair, les autorités pourraient contraindre le groupe à stopper le processus de fusion entre Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp.

Une injonction émanant de la FTC pourrait donc causer énormément de tort au groupe dirigé par Mark Zuckerberg, qui annonçait dès janvier de cette année de migrer ses messageries sur une plateforme technique unique. Il serait ainsi possible de communiquer entre ces applications, mais aussi par exemple de s’envoyer de l’argent entre elles.

Démentèlement partiel

Mark Zuckerberg a plusieurs fois affirmé que rapprocher ses messageries permettrait d’en accroître la sécurité, notamment via un chiffrement renforcé. Mais les autorités craignent non seulement que cela ne complique la traque des criminels, mais aussi que cela ne bétonne la domination de Facebook sur le marché des messageries.

Le responsable de Facebook devra vite trouver une stratégie pour défendre ses projets. Sinon, les autorités américaines risquent d’entrouvrir très légèrement la porte à la possibilité, appelée de ses vœux par la démocrate Elizabeth Warren, d’un démantèlement partiel du groupe.


Précédentes chroniques

Parfum de révolte dans la Silicon Valley

Comment le pouvoir russe s’infiltre dans les smartphones