Il est inhabituel qu’une banque se lance dans un débat politique, en particulier quand il est aussi controversé que celui concernant la future loi chinoise de sûreté nationale. HSBC a pourtant rompu le 3 juin sa neutralité politique habituelle et exprimé son soutien au texte que Pékin veut imposer dans les prochaines semaines sur l’ancienne colonie britannique. Standard Chartered a fait de même alors que la banque japonaise Nomura étudie «sérieusement» sa présence dans la région administrative spéciale. Ces prises de position sont rares mais témoignent de certaines tensions. Avec son offensive juridique, Pékin risque de faire fuir les investisseurs étrangers.

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