Le logement, première source de dépenses, a coûté aux ménages suisses en moyenne 1435 francs mensuels en 2007, soit 50 francs de plus en un an, a indiqué lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les propriétaires ont payé 840 francs par mois d’intérêts hypothécaires, soit une hausse de 70 francs. Les locataires ont vu leur loyer moyen renchérir de 45 francs à 1195 francs.

Parallèlement, les Suisses n’ont pas rechigné à dépenser pour aménager leurs logements. Ils ont payé 120 francs par mois (+ 20 francs) en meubles, décoration et revêtements de sol. Ils ont aussi injecté 17 francs de plus pour s’offrir des ordinateurs, téléviseurs ou appareils photo, soit au total 110 francs mensuels.

Quant à Internet, il a coûté 30 francs en moyenne à un ménage privé (+ 15%). Près de deux tiers des ménages (63%) disposaient d’un raccordement à large bande en 2007, contre 53% un an plus tôt.

Aucun changement notable n’a en revanche été observé dans les dépenses pour l’alimentation et les boissons non alcoolisées, selon l’OFS. Celles-ci sont restées au même niveau que celui de 2006, avec 640 francs par mois.

Les Suisses n’ont par contre pas lésiné sur les voyages. Ils ont dépensé 65 francs par mois en services d’hébergement (+ 10 francs). Ils ont aussi déboursé un peu plus de 220 francs pour des voyages à forfait et des billets d’avion (+ 25 francs).

Les achats de vêtements et chaussures ont aussi augmenté, s’inscrivant à 240 francs (+ 15 francs). Les frais de coiffeur et autres soins personnels ont augmenté de 5 francs à 55 francs.

De son côté, le revenu disponible moyen des ménages privés a augmenté de 5%, passant à 6275 francs en 2007, selon l’OFS. Les revenus du travail, en progression de 330 francs environ, ont largement contribué à cette hausse.

Les revenus de la fortune et de la location ont pour leur part progressé de 90 francs. Les rentes ont légèrement augmenté alors que les prestations sociales ont reculé.

La hausse des revenus est suivie d’une augmentation de 180 francs des dépenses obligatoires, à savoir les déductions sociales et les impôts, ainsi que les primes d’assurance-maladie. La progression des revenus, supérieure à celle des dépenses obligatoires, s’est accompagnée d’une augmentation nette du revenu disponible.

Cette marge de manœuvre supplémentaire a permis aux ménages suisses de faire des dons et des cadeaux. Ainsi, 205 francs ont été dépensés en moyenne dans ce domaine, ce qui représente 50 francs de plus qu’en 2006.