Ce samedi, Nicolas Sarkozy invite à l'Elysée Jean-Claude Trichet, Jean-Claude Juncker, qui représente les Etats de la zone euro, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, ainsi qu'Angela Merkel, Gordon Brown et Silvio Berlusconi pour parler de la crise financière.

L'enjeu central sera la coordination des plans adoptés par les Etats de l'UE pour faire face à la crise. Faut-il mettre en place des fonds nationaux de sauvetage, comme le proposent les Pays-Bas? Faut-il «adapter», au moins provisoirement, le pacte de stabilité limitant les déficits publics? Et comment concilier les mesures prises dans l'urgence - garantie des épargnants en Irlande ou en Grèce, nationalisation de banques au Benelux et en France - avec les règles européennes sur la concurrence?

En revanche, il ne sera pas question d'un fonds européen destiné à racheter les actifs «pourris» détenus par les banques de l'UE. La France se défend même d'avoir jamais avancé une telle idée: «A 27, ce fonds serait ingérable», explique-t-on à l'Elysée.