Emprunter au nom de l’Union européenne (UE) sans pour autant émettre des «coronabonds», ces obligations communautaires envisagées pour financer les économies affectées par l’épidémie de coronavirus: c’est sur cette ligne de crête qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel ont navigué lundi, en proposant leur fonds de relance européen doté de 500 milliards d’euros, financé par des emprunts émis par la Commission européenne.

Un exercice d’équilibriste symbolisé par le choix du budget communautaire pluriannuel pour octroyer cette manne aux 27 Etats membres, sous forme de transfert budgétaire. Ce n’est donc pas le Mécanisme de stabilité européen (MSE), instrument ad hoc créé en juillet 2012 pour lever des fonds sur les marchés financiers avec la garantie d’un certain nombre d’Etats de l’UE, qui sera sollicité.