Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Webex Teams peut être utilisé sur n’importe quel appareil et aussi sur un grand écran tactile, appelé «board», qui intègre aussi une caméra. Sur cet écran (d’une diagonale de 55 ou 70 pouces), il est possible de dessiner, de déplacer des éléments et…
© DR

Communication

Les messageries unifiées ne cessent de se perfectionner

Appels vidéo, partage de documents, conversation avec des chatbots, travail collaboratif… Cisco et Microsoft ont récemment fait évoluer leurs outils de communication unifiée pour les entreprises, qui deviennent de véritables couteaux suisses

Aujourd’hui, qui dit plateforme de communication pense à WhatsApp, Facebook Messenger ou encore Telegram. Ces messageries grand public évoluent semaine après semaine, ajoutant régulièrement de nouvelles fonctions. Mais sans commune mesure avec ce qui se passe dans le monde de l’entreprise, où les systèmes de communication progressent beaucoup plus rapidement. Avec un choc entre deux acteurs: Cisco d’un côté, Microsoft de l’autre, qui se sont lancés dans une course pour offrir un maximum de services.

Ce printemps, les deux sociétés américaines ont simultanément décidé de fusionner leurs systèmes de communication. Cisco a marié ses services Spark et Webex, pour donner naissance à Webex Teams. En face, Microsoft a intégré Skype for Business à sa solution Teams. La semaine passée, nous avons pu tester, dans les locaux d’Orange Business Services (OBS) à Genève, la nouvelle solution de Cisco. Le groupe français distribue, pour les multinationales, les solutions des deux éditeurs américains. «Mais même des PME peuvent utiliser ces services de communication unifiée pour être plus efficaces», assure Damien Maurel, directeur des solutions de communication unifiée chez OBS.

Un peu d’habitude

Chez Cisco, les services Spark et Webex proposaient des services redondants. Le groupe américain les a fusionnés pour proposer une plateforme n’imposant presque aucune limite. Première étape, télécharger l’application Teams pour smartphone. Ensuite, une fois convié à une réunion en ligne avec trois autres participants, on commence par une séance de chat textuel. Il est facile d’y ajouter une conversation vocale, mais aussi vidéo.

Ensuite, le responsable de la réunion affiche un PDF sur l’écran de son ordinateur, immédiatement visible sur smartphone. Il est possible de télécharger et aussi d’annoter en ligne ce document depuis n’importe quel appareil. Mais cela demande de l’expérience: il y a tellement de symboles à l’écran qu’il est difficile, pour un novice, de savoir quel clic déclenche quelle action. «Le service est devenu très complet et ce perfectionnement demande un peu d’habitude. Il est important de bien former les collaborateurs pour qu’ils s’approprient totalement cette solution», reconnaît Damien Maurel.

Avec un tableau interactif

Webex Teams peut être utilisé sur n’importe quel appareil et aussi sur un grand écran tactile, appelé «board», qui intègre aussi une caméra. Sur cet écran (d’une diagonale de 55 ou 70 pouces), il est possible de dessiner, de déplacer des éléments et bien sûr de se voir lors d’appels vidéo.

L’étape suivante, c’est d’ajouter des chatbots, ou agents conversationnels, à la discussion. Ainsi, si l’un des participants écrit en allemand, un robot traduit instantanément ce qu’il écrit en français. Cela fonctionne-t-il aussi avec la voix? «Pas encore, car les systèmes ne sont pas assez perfectionnés pour comprendre de manière satisfaisante les accents régionaux», répond Damien Maurel. Les chatbots permettent aussi, en pleine conversation, de créer des «to do lists» pour des participants.

Remplacer les e-mails

Réputé plus complet que le service Slack, Webex Teams «a pour but de remplacer jusqu’à 60% des e-mails en entreprise», poursuit le responsable d’OBS. «Le service de Cisco, tout comme la solution de Microsoft, est très utile pour gérer de manière efficace des projets, en créant des conversations de longue durée entre les collaborateurs.» Reste à leur prouver l’utilité d’une solution certes complète, mais qui bouleverse leur façon de travailler. «Ces systèmes de communication unifiée ne peuvent être adoptés que si l’entreprise prouve à ses employés qu’ils remplacent avantageusement le téléphone, le système d’appels vidéo, le partage de fichiers, voire l’agenda, estime Damien Maurel. A notre avis, les solutions de Cisco et de Microsoft font aujourd’hui correctement ce travail.» Quid de Google? «Leurs solutions sont à notre sens moins complètes que celles de leurs deux concurrents», estime le responsable d’OBS.

Le coût de ces solutions: compter environ 10 francs par utilisateur et par mois, et environ 10 000 francs pour le «board», dont le but est aussi de remplacer les solutions de vidéoconférence dans certaines salles. «Même si nos clients sont exclusivement des multinationales, nous constatons que de plus en plus de PME adoptent ces systèmes de communication unifiée. Elles gagnent à coup sûr en efficacité», conclut Damien Maurel.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)