«Ce métier englobe le dessin, la mise en scène, l’écriture, l’architecture, la couleur»

La profession de bédéaste est-elle de nature à nourrir son Homme?

«Comme tous les métiers artistiques, il y a une part de hasard, répond le dessinateur Zep. On peut former des danseurs, des musiciens, des comédiens… mais on ne peut pas prévoir leur succès, malheureusement.» Quelles seront les matières enseignées dans cette école, si elle voit le jour?

Le créateur genevois met d’abord en avant une formation «où l’on apprend comment exprimer, raconter ce que l’on a au fond de soi. Mais, succès ou non, arriver à pratiquer un métier artistique lorsqu’on le désire est un accomplissement essentiel.»

Le projet de formation de l’école sera bâti autour d’un tronc commun. Le nom officiel du diplôme sera: designer diplômé de l’Ecole supérieure en communication visuelle, spécialisation bande dessinée et illustration, selon l’association des bédéastes suisses. Les cours aborderont également l’illustration, le dessin de presse, le reportage dessin et l’interactive media design (pour la création d’infographies animées). «Beaucoup de jeunes font de la bande dessinée, insiste Zep. C’est un métier artistique qui en englobe beaucoup d’autres, le dessin, la mise en scène, l’écriture, l’architecture, les décors, la couleur… Une formation dans une école d’art est donc extrêmement utile.» L’école sera accessible via un concours d’entrée et se déroulera à plein temps sur deux années. Qui y enseignera? «Des auteurs de bande dessinée, Tom Tirabosco et Nadia Raviscioni, principalement… Et j’imagine que beaucoup d’auteurs d’ici et d’ailleurs viendront animer des ateliers. Peut-être que moi aussi, on verra…», conclut Zep.