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Contrairement aux idées reçues qui voudraient que les garçons choisissent des professions dans le sport et les filles des métiers sociaux pour aider les autres, les petites filles sont étonnamment casse-cou.
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Formation

Les métiers qui font rêver les enfants

Que veux-tu faire quand tu seras grand? La question a été posée aux élèves de l’Institut international Notre Dame du Lac. Gymnaste professionnelle, pédiatre et caissière à la Migros figurent parmi les réponses aussi drôles qu’intelligentes

Quel métier aimerais-tu faire plus tard? C’est la question que Le Temps a posée aux élèves de septième de l’Institut international Notre Dame du Lac. Certains, à l’instar de Méline, 9 ans et trois quarts, et d’Adriana, 11 ans, citent des métiers étonnamment terre à terre. Méline veut par exemple devenir pédiatre parce qu’elle aime beaucoup les enfants, mais aussi parce qu’une «dame très gentille» a un jour soigné son mal de gorge. «Elle m’a fait une piqûre et le lendemain j’étais guérie. Je lui ai offert une sucette pour la remercier.» Elle ajoute qu’elle aimerait bien travailler à la clinique des Grangettes «parce qu’il y a un joli aquarium».

Quant à Adriana, elle veut être enseignante parce qu’elle aime bien poser des questions. «J’enseignerai le français et les mathématiques aux enfants âgés de 10 et 11 ans, mais seulement s’ils sont sages». S’ils sont dissipés, elle aimerait être caissière à la Migros. «C’est un très bon métier, en particulier le soir, quand il n’y a personne et que le magasin se transforme en parc d’attractions. On se sert alors dans les rayons.» Pour devenir enseignante et pédiatre, les petites filles sont conscientes que ces métiers demandent certaines qualités: «être à l’écoute» selon Méline, et «dynamique et patient» pour Adriana.

Les petites filles sont casse-cou

Contrairement aux idées reçues qui voudraient que les garçons choisissent des professions dans le sport et les filles des métiers sociaux pour aider les autres, les petites filles sont étonnamment casse-cou. Ainsi, Anthéa, 10 ans, veut être gymnaste professionnelle. «Je sais déjà faire la poutre, les roues, le grand-écart et la souplesse arrière», confie-t-elle avec fierté. Quant à Aline, elle veut être professeure de gymnastique acrobatique. «J’apprendrais aux enfants âgés de 12 et 13 ans à être souples. Je créerai toutes sortes de figures de gymnastique pour eux. On fera des spectacles ensemble dans lesquels on portera des costumes avec des paillettes et des jolis accessoires dans les cheveux.»

L’habit influence les goûts

A cet égard, l’habit exerce une influence déterminante sur le choix du métier. Nil, 10 et demi, veut être ballerine pour porter les costumes féeriques qu’elle a admirés dans les ballets Casse-Noisette et le Lac des cygnes. Pauline, 10 ans, veut être styliste. «Trop de gens s’habillent en noir. Il faut plus de couleurs dans les rues!»

Autre constat: les enfants choisissent souvent un métier qui fait partie de leur quotidien. Roman, 10 ans, veut être banquier comme son beau-père. Benjamine et Sophie, 10 ans également, gemmologue et architecte d’intérieur, comme leurs mères.

Quelques grands classiques

Parmi les réponses citées, on retrouve cependant quelques grands classiques. Elisabeth, 10 ans, veut être actrice de cinéma, un métier qui consiste selon elle à faire rire les gens tout en faisant passer un message. Son modèle? «Audrey Hepburn, parce qu’elle est à l’aise dans tous les rôles qu’elle interprète.» Stan, 10 ans, veut quant à lui être footballeur comme Ronaldo. Lors de ses entraînements avec son équipe il s’est déjà cassé plusieurs os mais ça ne le dérange pas. «Le plus important, c’est de ne pas se casser les pieds pour pouvoir continuer à jouer», dit-il.

Près de 8 parents sur 10 ont une idée

Qu’en est-il des parents? Quels sont les métiers dont ils rêvent pour leurs enfants? Selon une enquête publiée par HSBC en juin dernier, près de 8 parents sur 10 ont en tête un métier favori pour leur fille ou leur fils. Les métiers qui arrivent en tête sont les médecins (16% des réponses) devant les ingénieurs (12%) et les informaticiens (8%). Suivent les métiers de la finance (6%) et les enseignants (6% également). La rémunération (35%) et la sécurité de l’emploi (34%) sont les deux raisons motivant ces préférences parentales.

Selon les pays, les parents ont des comportements très différents. Si en Inde, en Indonésie ou en Egypte, 90% des parents ont déjà une idée bien précise des métiers qu’exerceront plus tard leurs rejetons, ils ne sont que 63% en Australie, 62% au Canada et 55% en France, qui s’impose comme le pays où les parents sont les plus ouverts aux choix futurs de leurs enfants. Les Français sont par ailleurs ceux qui font le plus confiance à leur progéniture en la matière, devant les Britanniques (40%). HSBC souligne enfin une autre tendance, mondiale celle-là: les mamans se laissent davantage influencer par les choix de leurs enfants que les papas (46% contre 39%).


Quand je serai grand

Pourquoi douter des songes, interrogeait autrefois Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre? La vie, remplie de tant de projets passagers et vains, est-elle autre chose qu’un songe? Voici quelques rêves d’enfants de maternelles compilés par le bêtisier des écoliers.

Quand je serai grande, je serai une fée, comme ça, je ferai disparaître tous les gens qui m’embêtent

Quand je serai grand je veux être Père Noël pour travailler un seul jour dans l’année

Quand je serai grande, je serai marchande de bonbons, comme ça, je pourrais en manger tout le temps

Quand je serai grand, je veux être footballeur parce qu’on gagne beaucoup d’argent en jouant tout le temps au ballon

Moi, quand je serai grande, je serai chanteuse, ou danseuse, ou peut-être bien acteuse…

Moi quand je serai grand, je serai architecte et je construirai des écoles rondes parce que, comme ça, les maîtres, ils ne pourront plus mettre les enfants au coin

Quand j’aurai fini la maternelle, je vais me marier avec une fille

Quand je serai grand, je serai comme mon papa, mais avec des muscles

Quand je serai grande, je serai mannequin, comme ça, je serai toujours belle

Est-ce que fée des dents c’est un métier?


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