Les principales régions de Suisse n'ont que peu de souci à se faire à propos de leur attractivité économique à l'échelon européen, si l'on en croit un classement publié jeudi par BAK Basel Economics. L'institut bâlois compare 22 métropoles européennes ainsi que 192 régions d'Europe de l'Ouest à l'aide de son «indice d'attractivité économique». Celui-ci prend en compte la fiscalité (30%), l'innovation (30%), l'accessibilité d'une région (20%) ainsi que le degré de régulation (20%).

Dans la catégorie des métropoles, Zurich arrive en tête, suivie par Londres, Copenhague, Genève et Dublin. Zurich profite en particulier de son faible taux d'imposition. Dans aucune autre métropole d'Europe, le taux d'imposition effectif pour les salariés n'est aussi bas qu'à Zurich, relève l'institut. Le nombre élevé de brevets et publications scientifiques profite aussi à la ville des bords de la Limmat.

En élargissant le classement à l'ensemble des régions européennes, Zurich se retrouve une nouvelle fois en tête. En tout, cinq régions suisses se placent parmi les dix premiers rangs. A savoir le Bassin lémanique (4e), l'Espace Mittelland (7e), la Suisse orientale (8e) et centrale (9e). Les deux Bâle n'arrivent qu'au 13e rang, le Tessin en 28e place.

Dans un classement séparé, BAK Basel Economics calcule un indice de performance qui tient compte, lui, du produit intérieur brut (PIB) par habitant, de la croissance du PIB et de l'évolution du nombre de personnes actives. Ici, les métropoles de Dublin, Bruxelles et Londres occupent le trio de tête, tandis que Zurich et Genève se placent respectivement en 7e et 18e place.

Forte dépendance sectorielle

Si elles partent d'un niveau élevé, les deux grandes villes suisses affichent en revanche une faible croissance en comparaison européenne. Par ailleurs, si Zurich et Genève figurent parmi les dix plus importantes métropoles européennes de la finance, elles ne jouent qu'un rôle mineur dans le secteur technologique, dominé, lui, par des villes comme Helsinki, Stockholm, Dublin et Munich.