L’annonce semblait sonner une fin imminente pour Meyer Burger. L’équipementier photovoltaïque thounois publiait jeudi une perte abyssale de près de 40 millions de francs, quatre fois plus importante que pronostiqué, suivie d’un plongeon de 25% du titre en bourse. «Les incertitudes quant à l’évolution du modèle d’affaires masquent la visibilité», écrivait Vontobel dans la foulée, annonçant suspendre la couverture du titre.

Un sentiment de déroute renforcé par les départs de son directeur général, Hans Brändle, et de son président, Remo Lütolf, artisans du récent repositionnement du groupe dans la technologie de pointe haut de gamme – segment clé pour cibler le marché européen et ainsi se distancier de la Chine, dont la dépendance lui a coûté tant de difficultés jusqu’à présent. Tandis que Mark Kerekes, de l’actionnaire activiste Sentis, avec lequel les dirigeants étaient en conflit ouvert cet automne, devrait entrer au conseil d’administration.