L'idée remonte au début des années 1980, juste après la deuxième crise pétrolière. «Je me disais que nous finirions par ne plus avoir de pétrole et que l'énergie solaire était une bonne source renouvelable», explique Michael Graetzel, professeur à l'EPFL. Celui qui était alors un jeune chercheur se lance dans des travaux, très théoriques, sur le fonctionnement de la photosynthèse. Pendant dix ans, il développe une technologie à base de dioxyde de titane, dont la réaction chimique au contact de la lumière reproduit la photosynthèse. Après un long tâtonnement, il réussit à fabriquer une première cellule solaire révolutionnaire en 1989. Mais sa volonté de commercialiser son invention ne se concrétise pas. «Dans les années 1990, très peu de personnes s'intéressaient aux technologies solaires», regrette-t-il. Ce sont finalement les fondateurs de G24i qui l'ont approché il y a quelques années, et qui ont mis l'argent nécessaire au développement d'une fabrication à la chaîne de cette technologie. Il aura fallu attendre le troisième choc pétrolier pour que les premiers produits issus de son invention voient le jour.