Précision: il s’agit d’une chronique personnelle et subjective (pas une enquête de fond) qui paraît chaque semaine sur un thème différent.

Vous pensez qu’il vaut mieux réparer son téléphone plutôt que de le jeter au premier souci technique? C’est faux. Il faut le mettre à la poubelle (ou plutôt le ramener dans un magasin pour le recycler, bien entendu) et en racheter un nouveau. C’est le message implicite qui transparaît d’un mail envoyé la semaine dernière par Swisscom à ses clients. Dans ce message, l’opérateur les incite à faire réparer leur smartphone via ses magasins. Rien de plus louable. Mais ses tarifs sont délirants.

Prenons l’écran, la partie la plus sensible d’un téléphone. Celui d’un iPhone 5, 6, SE ou 7 coûte 179 francs si l’on passe par Swisscom, et même 199 francs pour les modèles 6S Plus et 7S Plus. Une batterie coûte entre 139 et 164 francs. C’est extrêmement cher, même si la main-d’œuvre est comprise.

Mais ces tarifs ne sont rien par rapport à ceux concernant les smartphones de Samsung, toujours via Swisscom: pour l’écran, compter 199 francs pour celui du Galaxy A3, 259 francs pour le Galaxy S6, 289 francs pour le Galaxy S7 et un record de 359 francs pour le Galaxy S8 +. Les batteries coûtent entre 59 et 129 francs.

Ce n’est pas totalement la faute de Swisscom. Par exemple, la société Fix Repair, partenaire de Salt, propose des tarifs comparables, à peine 20 à 30 francs moins cher selon les modèles. C’est donc bien Samsung qui impose de tels prix. Mais qui va payer 199 francs pour l’écran d’un modèle A3 que Swisscom vend, sans abonnement (et sans subvention!), 349 francs?

Contacté, Samsung n'a pas répondu à nos questions.

Mise à jour du 6 septembre:

Samsung a répondu à nos questions le 6 septembre. La société affirme que «les opérateurs (Swisscom, Salt, Sunrise) déterminent le prix des réparations qui ne sont pas compris dans la garantie. Samsung n'a aucune influence à ce sujet».