PRIX GAÏA

Le MIH récompense quatre nouvelles carrières horlogères

Le Musée international d’horlogerie a annoncé jeudi les lauréats du prix Gaïa 2016. Il s’agit de l’horloger Vianney Halter, de l’historien Roger Smith, du professeur Giovanni Busca et de l’entrepreneur Pascal Rochat

Trois distinctions pour quatre lauréats. Le Prix Gaïa, attribué chaque année par le Musée international d’horlogerie (MIH) de La Chaux-de-Fonds, récompense pour la première fois quatre personnes.

En 2016, «les meilleurs parmi les meilleurs», selon la terminologie du communiqué de presse publié jeudi, sont l’horloger Vianney Halter dans la catégorie Artisanat-Création, l’Anglais Roger Smith pour Histoire-Recherches et Giovanni Busca et Pascal Rochat pour Esprit d’entreprise. La cérémonie officielle de remise des prix aura lieu le 20 septembre.

Une «nouvelle ère dans le design et l’affichage»

Vianney Halter, qui a notamment réalisé la «Deep Space Tourbillon» en 2013, peut être considéré selon le MIH comme «un précurseur d’une nouvelle ère dans le domaine du design et de l’affichage horloger» notamment grâce à un travail réalisé «dans le respect de l’artisanat, mais sans faire de concessions au conformisme».

Roger Smith, historien anglais, est félicité pour ses recherches qui portent essentiellement sur le monde horloger londonien du 18ème siècle et «son attention accrue portée sur les échanges entre la Suisse et l’Angleterre». Enfin, en récompensant Giovanni Busca et Pascal Rochat, le MIH a voulu distinguer le rôle que les deux hommes ont joué dans le repositionnement de l’Observatoire cantonal de Neuchâtel et dans l’application industrielle des recherches portant sur l’horlogerie atomique.

Honorifique et non financier

Remis chaque année depuis 23 ans, l’objectif du prix Gaïa est de récompenser «des carrières extraordinaires accomplies dans l’horlogerie», rappelle Régis Huguenin. Pour le conservateur du MIH, ce prix, honorifique et non financier, possède non seulement «le poids de la tradition» mais aussi une «impartialité et une neutralité que l’on ne retrouve dans aucun autre prix lié à l’horlogerie».

Le prix Gaïa, du nom mythologique de la Terre-Mère, a été lancé en 1993, «lorsque l’on assistait vraiment à la renaissance de l’horlogerie mécanique et que l’on voulait la valoriser», note Régis Huguenin. François-Paul Journe, Philippe Dufour, Nicolas Hayek ou Jean-Claude Biver figurent notamment parmi les lauréats de ces vingt-trois dernières années.

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