Credit Suisse Group part aux trousses d'UBS. Son rachat de l'américain Donaldson, Lufkin & Jenrette (DLJ) épouse le mouvement de concentration que vit le secteur de la banque d'affaires (fusions, acquisitions, entrées en Bourse) au niveau mondial. Il faut avoir aujourd'hui les reins solides et une masse critique pour conseiller les entreprises dans des opérations de plus en plus complexes et risquées. Mais l'activité reste particulièrement lucrative pour les courtiers, donc séduisante. De son côté, le français Axa fait une belle opération en vendant DLJ. Axa travaille dans la bancassurance et entend bien continuer dans cette voie. Tout d'abord, Henri de Castris, directeur général du groupe, reste fidèle à la stratégie de son prédécesseur, Claude Bébéar. Ensuite, l'assureur entre royalement dans le capital du CSG en détenant 8,5% des titres grâce à cette opération. Il talonne désormais le financier zurichois Martin Ebner, candidat malheureux au Conseil d'administration du groupe, qui détient, lui, 10,26% des actions du CSG, via BZ Group. Axa pourrait dès lors très bien postuler pour avoir un siège au Conseil d'administration de la banque et l'obtenir. Ce serait la première étape d'une collaboration plus étroite avec le CSG, via la Winterthur dans le domaine de la bancassurance.